Nouvelle enquête L214 au cœur des élevages de veaux en Bretagne

Un lanceur d’alerte, ancien acheteur de veaux, témoigne.

« Je témoigne pour briser l’omerta
qui règne dans le monde de la viande. »

Des veaux frappés à coups de pied, des veaux jugés trop maigres piqués par un vétérinaire complaisant, des veaux enfermés toute leur vie, des élevages dans un état sanitaire déplorable : les images de cette nouvelle enquête lèvent le voile sur le supplice des veaux issus de la production de lait.

C’est grâce à Michel*, ancien acheteur de veaux, que nous avons pu infiltrer l’arrière-cour des élevages laitiers. Choqué par ce qu’il a vu, il nous a alertés sur les pratiques du groupe Ouest Élevage, filiale de la laiterie Laïta, géant breton propriétaire des marques Paysan Breton et Mamie Nova.

 

 

Des veaux frappés à coups de pied, des veaux jugés trop maigres piqués par un vétérinaire complaisant, des veaux enfermés toute leur vie, des élevages dans un état sanitaire déplorable : les images de cette nouvelle enquête lèvent le voile sur le supplice des veaux issus de la production de lait.

C’est grâce à Michel*, ancien acheteur de veaux, que nous avons pu infiltrer l’arrière-cour des élevages laitiers. Choqué par ce qu’il a vu, il nous a alertés sur les pratiques du groupe Ouest Élevage, filiale de la laiterie Laïta, géant breton propriétaire des marques Paysan Breton et Mamie Nova.

« Je sais que ces images sont dures, mais il faut les regarder entièrement. »

→ Voir le témoignage de Michel, lanceur d’alerte

Pour que les vaches produisent du lait, il faut qu’elles donnent naissance à des veaux. Les femelles sont généralement gardées et deviendront des vaches laitières ; les mâles, eux, sont engraissés puis envoyés à l’abattoir vers l’âge de 6 mois. Ces veaux sont considérés comme des sous-produits de l’industrie du lait.

Séparés de leur mère dès la naissance, ils sont collectés dans les fermes laitières à l’âge de deux semaines et rassemblés dans un centre de tri ; brutalisés par certains employés, les moins « rentables » sont tués par injection d’un produit létal administré par un vétérinaire. Ils titubent et s’effondrent. Parfois, une deuxième piqûre sera nécessaire.

Les autres veaux sont ensuite transportés vers des élevages intensifs spécialisés dans l’engraissement, où ils sont déchargés dans des bâtiments sombres, sans accès à l’extérieur. Ils sont généralement enfermés plusieurs semaines dans des cases individuelles, puis entassés par petits groupes en cases collectives sans litière, sur un sol en béton ou en bois ajouré au-dessus de leurs déjections. Ils n’ont pas d’eau à disposition. Assoiffés, certains s’abreuvent de l’urine de leurs congénères. Pour que les animaux résistent dans cet environnement, l’éleveur doit faire un usage massif de produits médicamenteux, notamment de nombreux antibiotiques.

À l’âge de 5 ou 6 mois, les veaux seront envoyés à l’abattoir. Parce que les consommateurs veulent manger leur chair blanche ou rosée, les veaux sont volontairement carencés en fer, c’est-à-dire anémiés.

Pour les produits laitiers, les veaux vivent un enfer : cessons d’encourager ces élevages mortifères en végétalisant notre alimentation.

Pour en finir avec la course effrénée à l’intensification de l’élevage, voulue par les syndicats majoritaires d’agriculteurs et les grands groupes de l’agro-industrie, merci de signer l’Appel contre l’élevage intensif initié par L214.

Continuons à nous mobiliser pour les animaux !
L’équipe de L214

* Le nom a été modifié pour préserver son anonymat.

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