Titre obligatoire

Emissions à venir

Articles marqués avec ‘écologie’

« Quand les citoyens s’unissent pour produire une énergie locale, propre et renouvelable »

Deux initiatives seront racontées par leurs fondateurs.

L’une concerne une unité de biométhanisation créée par l’asbl La Surizée à Surice près de Philippeville qui fournit aujourd’hui de l’électricité à l’ensemble du village.

L’autre concerne une éolienne financée grâce à une coopérative à Leuze qui compte aujourd’hui 650 membres.

En collaboration avec le Centre Culturel d’Enghien

Infos pratiques:

Date: le 9 décembre 2016 à 20h00

Lieu: Centre culturel d’Enghien – Maison Jonathas

PAF: 3 € pour les membres d’Enghien Environnement et les étudiants – 5 € pour les non membres

Contact: Marie-Line Gabriel – marieline.gabriel@gmail.com – 02/395.75.58

enghien ecologie

La COP22 se termine, au travail !

Ce vendredi 18 novembre, la vingt-deuxième conférence des Nations Unies sur les changements climatiques est en passe de se clôturer à Marrakech, au Maroc. Les organisations belges membres de la Plateforme Justice Climatique* présentes à la COP22 dressent le bilan d’une conférence internationale constructive. 2018 s’annonce comme le prochain momentum politique au niveau international comme au niveau belge. 

logo-cop-22-marrakech

« Des petits pas ont été faits pour la concrétisation de l’Accord de Paris, mais il reste énormément de pain sur la planche pour espérer respecter les engagements pris à Paris pour limiter le réchauffement à 1,5°C » explique Véronique Rigot au nom de la Plateforme Justice Climatique. Dans la foulée de l’entrée en vigueur rapide de l’Accord de Paris et suite à l’élection américaine et au risque de voir le processus de négociations déstabilisé, l’ensemble des Parties ont réaffirmé leur détermination à lutter contre le réchauffement, notamment via l’Appel de Marrakech. Une solide dynamique est à l’œuvre, aussi portée par les acteurs non étatiques et la société civile.

Le principal résultat de la COP22 est l’ouverture de deux années de travail intensif pour parvenir à des décisions clefs en 2018, qui permettront de concrétiser la mise en œuvre l’Accord de Paris. 2018 s’annonce d’emblée comme le nouveau momentum politique, et d’ici là, l’Union européenne et l’ensemble des grands émetteurs devront nécessairement rehausser les ambitions à lutter contre le réchauffement. Ces derniers jours, les discussions n’ont pas été faciles, notamment sur le statut du Fonds pour l’Adaptation et le financement à long terme, mais beaucoup de décisions techniques ont été prises pour pouvoir continuer le travail en 2017 et 2018.

11.11.11

« En Belgique, tout l’enjeu pour les Régions et l’Etat fédéral sera maintenant de définir son plan national intégré climat-énergie à l’horizon 2030, de même qu’une vision commune à long terme, cohérente avec les engagements de Paris et intégrant explicitement la transition juste ». Ce plan national devra être remis à l’Union européenne d’ici début 2018. « On sait à quel point le dialogue peut être parfois difficile entre les Ministres belges compétents. En un mot comme en cent : au travail ! «  conclut Véronique Rigot au nom des organisations belges.

*La Plateforme Justice Climatique est une plateforme belge coordonnée par le CNCD-11.11.11 et son homologue flamand 11.11.11 et qui réunit les ONG de développement, les ONG environnementales, les syndicats, les Conseils de la Jeunesse et la plateforme de développement durable Associations21

Les plantes sauvages au service de la santé des sols et des hommes !

Chez nos ancêtres, les plantes sauvages comestibles avaient leur place quotidienne dans l’assiette. Ils maniaient ainsi leurs vertus nutritives, médicinales et guérisseuses selon leurs besoins et selon les saisons. Les plantes sauvages comestibles sont ainsi tombées aux oubliettes, pour faire place à des fruits et légumes cultivés, importés ou locaux. Cela a permis de belles découvertes gustatives, mais aussi la perte de connexion avec la nature qui nous entoure, et les nutriments qu’elle nous offre avec abondance à portée de mains.

Les plantes sauvages comestibles et médicinales sont des trésors de nutriments et de soins pour notre santé.

Car qui dit plante sauvage, dit propriétés et bienfaits nutritifs exceptionnels pour vos cellules, et votre santé. Ces plantes qui poussent sans aide de la main de l’homme, mais se nourrissent essentiellement de lumière, d’air, d’eau et des nutriments de la terre, poussent souvent dans des conditions extrêmes, ce qui potentialise leurs vertus, leur puissance et leur résistance.
Si on connaît leur langage, on observera souvent qu’elles se révèlent curatives et nutritives pour des faiblesses humaines s’apparentant aux faiblesses du sol dans lequel elles poussent.

Prenons, par exemple, la prêle (Equisetum arvense) : elle pousse sur des sols déstructurés ou non encore structurés, des sols alluvionnaires jeunes et témoigne de la présence d’une nappe d’eau ou des sols engorgés d’eau, comme on peut le voir dans « L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales » de Gérard Ducerf (voir références des trois volumes de cette encyclopédie en fin d’article).
Parallèlement, pour l’homme, les propriétés de la prêle, reminéralisantes et structurantes sont exceptionnelles, grâce à sa haute teneur en silice, calcium, fer, potassium, magnésium, mais elle a aussi des propriétés anti-inflammatoires, lutte efficacement contre les œdèmes et est efficace dans les problèmes urinaires
Incroyable non ? La faiblesse du sol où elle pousse et sur lequel elle joue un rôle s’apparente à une faiblesse chez l’homme qu’elle peut accompagner sur le chemin de la guérison.

Il ne reste plus alors qu’à appliquer un des principes fondamentaux de la permaculture : l’observation. Car si vous observez votre environnement et ce qui y pousse, vous découvrirez des pépites vertes pour vous nourrir et prendre soin de vous, tout cela offert généreusement par la nature. Du vrai bon sens à reconnecter…

L’ortie, que tout le monde qualifie de « mauvaise herbe » est une plante sauvage fantastique, dotée d’une teneur exceptionnelle en Vitamine C (4 fois les apports journaliers recommandés dans 100 gr de feuilles, soit 6 à 7 fois plus que l’orange), en vitamine A, en minéraux comme le fer, le calcium, mais aussi en protéines complètes (équilibrée en acides aminés essentiels au corps). C’est au printemps que sa teneur en bons nutriments est à son apogée. Elle est idéale pour complémenter les végétaliens, mais aussi après les cycles féminins, elle est reminéralisante, alcalinisante (PRAL* : -66,41) et dépurative. Pour les animaux, elle est aussi extrêmement bénéfique puisqu’elle stimule la reproduction, notamment la ponte des poules.
Elle pousse en général sur des sols acides riches en azote, ou en potasse ou en excès de matière organique animale qui mériteraient une action alcalinisante et dépurative, comme chez l’homme (  et la boucle est bouclée…).

Ces remarquables pépites vertes et bien d’autres encore vous attendent près de chez vous 

On pourrait parler aussi de la Consoude, du plantain, du pissenlit, de l’Amaranthe, du Chénopode, de l’ail des ours… toutes des gourmandises végétales et nutritionnelles.
Des lectures passionnantes comme le « Guide Nutritionnel des plantes sauvages et cultivées » de François Couplan (voir référence du livre en fin d’article), présentent ces pépites vertes et leurs fabuleuses vertus.

Mais comme l’observation est avant tout nécessaire, nous vous proposons d’aller à la découverte et la reconnaissance des plantes sauvages comestibles et médicinales grâce à la formation « Au bonheur des plantes » de Florence Laporte, qui saura vous communiquer sa passion et son savoir. Florence vous guide pas à pas sur le chemin des plantes sauvages, d’une manière simple et avec bon sens, elle vous délivre ses secrets pour reconnaître simplement les plantes sauvages près de chez vous, régaler vos papilles et vos cellules.

Les plantes sauvages comestibles et médicinales sont des trésors de nutriments et de soins pour notre santé.
portrait-sabine-140x215

Sabine Curci, praticienne en permaculture humaine.

* Le PRAL (Potential Renal Acid Load) est un indice mis au point par deux spécialistes allemands, Thomas REMER et Friedrich MANZ, afin de mesurer le caractère acidifiant ou alcalinisant d’un aliment. Il évalue la quantité d’éléments acides qu’un aliment consommé génère dans les urines (plus l’indice est haut, plus l’aliment est dit acidifiant).

Source : http://www.permaculturedesign.fr

 

La recette pour préparer soi-même son déodorant

Voici la marche à suivre pour réaliser son déo 100% naturel et personnaliser son parfum avec les senteurs qui vous plaisent et qui correspondent le mieux au pH de votre peau.

printemps fleurs
Dans un récipient préalablement désinfecté (avec de l’alcool à 90° ou une lingette antibactérienne), mélangez :

• deux cuillerées à café de bicarbonate de soude

• 1/2 cuillerée à café d’hydrolat d’hamamélis, très astringent, ou de fleurs d’oranger, de rose ou de lavande selon ce qui vous convient le mieux

• une cuillerée à café de glycérine pour l’effet hydratant et adoucissant, mais surtout pour la texture (préférez de la glycérine d’origine végétale)

• deux cuillerées à café de gel d’aloe vera pour son effet adoucissant et désinfectant

• trois gouttes d’huile essentielle de votre choix : une goutte de lavande (effet désinfectant) ou d’eucalyptus (tea tree) pour l’effet antibactérien, une goutte de palmarosa ou une goutte de cyprès pour l’effet désodorisant

Bien mélanger le tout. Verser l’émulsion dans un ancien flacon roll-on (sec et propre) ou dans une petite bouteille stérile.

Source: www.passionsante.be

Faire son déo soi-même , mais oui !

Posté par Pacifique FM – Officiel sur dimanche 27 mars 2016

La Belgique approuve le glyphosate, un herbicide controversé: Borsus persiste et signe

Le principe de précaution total n’existe pas pour M. Borsus, il a trouvé le principe de précaution partiel .


  Le vote sur l’autorisation du glyphosate en Europe a cependant été reporté, le comité d’experts n’étant pas unanime.La Commission européenne devait statuer sur la prolongation de 15 ans pour l’autorisation du glyphosate, un herbicide controversé. Parmi les pays membres, la Belgique avait apporté son soutien au prolongement. Finalement, faute de majorité au sein du comité d’experts, le vote a été reporté.La Belgique, par l’intermédiaire du ministre fédéral, Willy Borsus (MR), s’était positionnée en faveur de ce produit, décision partagée par 17 pays au niveau européen, mais 3, dont la France et l’Italie ont, eux, formulé un avis négatif. Pour Willy Borsus, ce choix a été motivé par de nombreuses consultations et avis d’experts. « Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé publique et moi-même nous sommes concertés. En nous basant sur l’avis du SPF Santé publique et de son comité d’experts, d’avis de scientifiques, nous avons décidé d’adopter la position de la réautorisation du glyphosate », justifie le ministre.

Mais il précise que selon « le principe de précaution, nous avons voulu émettre des conditions à cette prolongation. Nous avons demandé des restrictions sur les coformulants (les autres produits chimiques présents dans les désherbants contenant du glyphosate et pouvant interagir avec la molécule, NdlR). « 

Le report du vote a été accueilli comme un soulagement pour plusieurs associations. En effet, de nombreuses ONG avaient fait part de leur opposition à l’autorisation de ce produit et des pétitions ont été lancées. « Nous demandons à la DG Santé de changer durant ce délai sa proposition au sujet du glyphosate et proposons de bannir non seulement le coformulant POE-tallowamine mais aussi tous les produits à base de glyphosate. De nombreuses études scientifiques ont prouvé les effets nocifs de ce produit sur la santé », déclare Angeliki Lyssimachou, de PAN-Europe.

Mais pour Willy Borsus, cette position n’est pas objective. « Nous nous sommes basés sur l’étude commandée par l’EFSA (l’Autorité européenne de sécurité des aliments) à l’Allemagne qui a été menée à beaucoup plus grande échelle que les études précédentes. Notre rigueur dans ce dossier n’est pas à remettre en cause. »

Pour conclure, le ministre répond à ces détracteurs (voir ci-contre): « Je suis atterré de voir les communications de certains qui courent derrière Écolo et qui expriment des opinions à l’emporte-pièce sans la moindre rigueur scientifique. Ne comptez pas sur moi pour jeter des slogans, notre position est circonstanciée et minutieusement renseignée ! »

Le glyphosate, le roi des herbicides

Le glyphosate est la substance active dans une grande partie des herbicides du commerce, dont le célèbre Roundup de Monsanto qui détenait le brevet.

Il est tombé dans le domaine public en 2000. Ce désherbant non sélectif est massivement utilisé dans l’agriculture, mais il est aussi présent dans de nombreux jardins. Depuis quelques années, cet herbicide total est au cœur des polémiques environnementales. Et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, de nombreuses études épinglent la substance comme un cancérogène probable. L’étude menée par l’EFSA ne tire pas de conclusions en ce sens.

En outre, le glyphosate est considéré par certains comme un perturbateur endocrinien mais aucune preuve n’a été apportée. Monsanto a quand même perdu plusieurs procès pour avoir apposé la mention biodégradable sur son herbicide Roundup, ce qui est totalement erroné.

Finalement, le nom de Roundup est intimement lié aux OGM du géant américain qui a développé toute une série de semences résistantes au glyphosate, les graines Roundup ready.

L’usage de ces OGM aux USA a favorisé une forte hausse de ce désherbant. Des plantes (mauvaises herbes) résistantes à ce produit ont commencé à apparaître.

Le cdH parle de « lâcheté environnementale »

Les ministres wallons et bruxellois de l’Environnement Carlo Di Antonio et Céline Fremault (cdH) se sont dits « consternés par la position que la Belgique défend ce mardi et qui vise à soutenir la proposition de la Commission européenne de renouveler l’approbation du glyphosate. »

Les deux ministres ont déjà demandé aux ministres fédéraux compétents d’interdire la mise sur le marché du glyphosate. Pour eux, c’est « un produit classifié comme cancérogène probable par l’Agence internationale de recherche sur le cancer de l’OMS que les particuliers non informés utilisent pourtant sans protection et généralement en surdose. » La position du ministre Borsus « s’apparente à de la lâcheté environnementale », ajoutent-ils.

Ils reconnaissent, que « si les pesticides ont contribué à améliorer la maîtrise des ressources alimentaires et de la santé publique, le revers de la médaille est rapidement apparu : des phénomènes de résistance et des troubles chez les oiseaux, ont montré de façon spectaculaire les limites et les dangers de ces substances pour l’environnement et pour les écosystèmes. Les dangers de ces substances ont également été identifiés sur les êtres humains. Ils seraient à l’origine de cancers, maladies neurologiques, diminutions de la fertilité… »

Source : ladhnet.be

Le principe de précaution partiel ?

Posté par Pacifique FM – Officiel sur jeudi 10 mars 2016

Alerte nature : un désastre menace nos salamandres et tritons

Les organisations européennes de protection de la nature tirent la sonnette d’alarme : un champignon agressif menace d’exterminer des populations entières de salamandres et de tritons. Il progresse en Europe via les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique. Les associations demandent urgemment à la Commission Européenne de réagir.

salamandre

Les organisations européennes de protection de la nature tirent la sonnette d’alarme : un champignon agressif menace d’exterminer des populations entières de salamandres et de tritons. Il progresse en Europe via les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique. Les associations demandent urgemment à la Commission Européenne de réagir.

Le champignon asiatique Batrachochytrium salamandrivorans dévore littéralement la peau des salamandres et tritons, les conduisant à la mort. La maladie fait sa première apparition aux Pays-Bas en 2010. La contamination devient rapidement dramatique : en quelques années, 99,9% de la population néerlandaise de salamandre tachetée disparaît. La situation est d’une gravité telle que les autorités néerlandaises décident de maintenir en quarantaine des individus non-contaminés en espérant une solution.

salamandre 2

Entretemps, le champignon frappe également en Belgique et en Allemagne, et il s’avère que les tritons peuvent aussi mourir des suites de la maladie. En région wallonne, des individus morts sont retrouvés à Eupen, Robertville et au Sart-Tilman. Hélas, à l’heure actuelle, malgré l’urgence de la situation et les recommandations des naturalistes de terrain, les moyens dégagés pour étudier la situation et essayer d’y apporter des solutions sont dérisoires. Nous craignons que le pathogène soit déjà bien plus répandu que ces 3 cas identifiés. Ailleurs en Belgique, des animaux contaminés et morts sont également découverts loin de la zone des 3 frontières, à Duffel (province d’Anvers).
Cette dangereuse mycose a été introduite par l’intermédiaire d’animaux asiatiques de collections privées. De nouveaux foyers d’infection peuvent continuer à apparaître par le biais de ces importations, mais le pathogène se propage aujourd’hui dans la nature. C’est ainsi que les chaussures des promeneurs sont suspectées d’être un des vecteurs de propagation du pathogène. Maintenant que les premiers cas sont constatés en Allemagne aussi, il est clair que le temps presse pour prendre les mesures adéquates.

L’Europe compte près de quarante espèces de salamandres. Certaines d’entre elles sont répandues sur tout le contient, d’autres ont une aire de répartition très réduite (par exemple certaines îles de la méditerranée ou des régions des Pyrénées ou des Alpes). Si la maladie apparaît au sein de ces populations vulnérables, ces espèces pourraient disparaître de la faune européenne en quelques années.
25 organisations de protection de la nature et 17 scientifiques provenant de toute l’Europe ont donc interpellé la Commission Européenne. Dans une lettre commune, ils demandent instamment de mettre en exécution les mesures qui sont recommandées par le célèbre comité de la “Convention de Berne”, assurant la préservation des espèces animales et végétales sauvages en Europe. Ils insistent sur 6 points :
1. Soutien à la recherche sur la maladie et les salamandres contaminées. Plus nous en saurons sur la maladie, sur la façon dont elle se propage et dont on peut la traiter, plus les chances sont grandes de pouvoir ralentir sa progression.

2. Limitation immédiate du commerce international des salamandres et tritons afin d’éviter de nouveaux foyers de la mycose, et organisation de screenings scientifiques dans le commerce des animaux.

3. Lancement du monitoring actif des populations de salamandres et tritons dans les zones à risques et libération de moyens en suffisance en vue de cet objectif. Cela doit se faire à proximité des zones où la maladie s’est déclarée et là où vivent des espèces vulnérables endémiques comme les Alpes, les Pyrénées et les îles de la Méditerranée.

4. Développement accéléré de plans d’action d’urgence qui peuvent offrir une réponse efficace au cas où la maladie perce en direction des populations vulnérables. Nous pensons ici à la capture préventive et le placement en quarantaine des espèces endémiques les plus vulnérables.

5. Élaboration rapide d’un protocole de sécurité efficace à l’intention des chercheurs de terrain et des visiteurs des zones abritant les espèces de salamandres et tritons les plus vulnérables.

6. Développement et mise en pratique de campagnes de communication visant à la prévention, la sécurité biologique et la surveillance.

Comment les citoyens peuvent-ils agir ?

• Si vous visitez des bois et des zones naturelles, nettoyez et séchez vos chaussures avant de vous promener ailleurs. Veillez à éliminer la boue et laisser sécher vos chaussures. En effet, les spores des moisissures provoquant la maladie sont sensibles à la dessiccation.

• Si vous constatez des morts suspectes (en dehors donc des morts causées par le trafic routier), prenez une photo et notez le nombre d’animaux, l’espèce, la localisation et la date, et congelez les animaux séparément. Pour la Wallonie, prenez alors contact avec salamandre@natagora.be. Nous procéderons à des investigations plus poussées si nécessaire et nous vous mettrons en contact avec les services de la région wallonne qui achemineront les dépouilles jusqu’au laboratoire de Gand.

• Plus d’info sur : www.natuurpunt.be/salamanderziekte

 

Source: natagora

Alerte nature : salamandres et tritons en danger !

Posté par Pacifique FM – Officiel sur vendredi 12 février 2016

Les 11 fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides

les 11 fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides

L’utilisation des pesticides tels qu’on les connaît (insecticides, fongicides et herbicides) a commencé dans les années 70. Quarante ans plus tard, cette pratique est devenue règle d’or et de nombreux résidus de pesticides se trouvent dans nos aliments. Rappelons que selon de récentes études, ils peuvent être la cause de cancers et présenter des menaces pour la fertilité masculine et le développement du foetus.

Chaque année, l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) analyse quelque 70000 aliments pour connaître leur teneur en résidus de pesticides. Voici ce qu’elle a trouvé, tel que le résume le livre de l’ingénieur agronome Claube Aubert, Manger bio, c’est mieux!:

– Les résidus de 338 pesticides différents dans les légumes
– 319 dans les fruits
– 93 dans les céréales
– 34 dans les produits animaux

Cependant, tous les fruits et légumes ne sont pas logés à la même enseigne. Parmi les mieux lotis: les oignons, les échalotes et l’ail (avec seulement 13,6% des échantillons contaminés), les épinards (24,5%), les asperges et poireaux (24,6%) ou les légumes racines, tels que les pommes de terre ou les radis (26%). Claude Aubert explique:

« L’essentiel des pesticides, et particulièrement des insecticides, sont utilisés à l’extérieur. Ils sont déposés sur les fruits et légumes via un pulvérisateur. C’est pourquoi les végétaux poussant à l’intérieur de la terre, tels que les pommes de terre, sont moins susceptibles d’être contaminés. »

Malheureusement tous les végétaux ne poussent pas sous terre et certains font les frais de l’omniprésence des pesticides. C’est pourquoi Claude Aubert recommande de manger bio le plus possible, car pour certains des végétaux en question, le taux de pesticides est divisé par 10 s’ils proviennent de l’agriculture bio.

« La peau des fruits est la zone où se concentrent le plus d’antioxidants et de vitamines. Mais on ne peut la consommer que si le fruit est bio, car dans le reste des cas, c’est aussi dans la peau que se concentrent les pesticides.’

 

Pesticides et nitrates, des ennemis redoutables

« On trouve des pesticides dans tous les fruits et les légumes, même s’ils sont issus de l’agriculture biologique (AB), mais en quantité beaucoup moins importante. Ceux qui en contiennent le plus sont les carottes, les pommes de terre et les poireaux », commente Valérie Espinasse.
Les pesticides ont raison de nous faire peur… Aussi appelés produits phytosanitaires, ils regroupent des herbicides, des fongicides, des insecticides, des rodenticides (contre les rongeurs) et des molluscicides (contre les escargots). « Les nitrates, quant à eux, représentent de grands toxiques neurologiques, même s’ils empêchent le développement des parasites sur les végétaux », précise Valérie Espinasse.

Pour ce qui est des fruits et légumes les plus contaminés voici la liste:

1/ Les concombres et courgettes
Plus d’un tiers (37,7%) des concombres et courgettes seraient contaminés, selon l’EFSA.
Mais, selon Claude Aubert, le simple fait de les éplucher permet de se débarrasser d’une bonne partie des pesticides. Rappelons que ceux-ci sont pulvérisés de l’extérieur.

2/ Les légumes secs (pois, haricots, lentilles,etc.)
Près de 40% des pois, haricots et lentilles seraient contaminés.
3/ Les fruits à noyau (avocat, abricot, mangue,etc.)
Attention, c’est là que ça devient très inquiétant: plus de la moitié des fruits à noyau (54,8%) seraient porteurs de résidus de pesticides. Il faut savoir que ces fruits, très attaqués par les insectes, font l’objet de nombreux traitements.
4/ Les fruits à pépins (pommes, poires,etc.)
« La pomme est extrêmement attaquée par les vers et autres insectes, rappelle Claude Aubert. Elle est la plante la plus traitée en France. » Résultat: 65,2% des échantillons de pommes et poires, rangées dans la catégorie des fruits à pépins, étaient porteurs de résidus de pesticides.
5/ Les poivrons
Les poivrons, qui sont eux aussi très attaqués par les insectes, font donc l’objet d’un traitement intensif: Les deux tiers (66%) seraient porteurs de résidus de pesticides, à égalité avec…
6/ La salade
Environ les deux tiers des échantillons de laitue analysés présentaient des résidus de pesticides.
Mais pourquoi? « La laitue est cultivée sous serre, ce qui pourrait expliquer que les pesticides ne se dissipent pas dans l’air », explique Claude Aubert.
Ce qui expliquerait pourquoi, à l’échelle mondiale, la salade est le végétal le plus contaminé.
7/ Les fraises
Pour la même raison que la salade, la fraise est elle aussi sujette aux pesticides: 71,3% des échantillons analysés présentaient des résidus.
8/ Les agrumes
75% des citrons et oranges seraient porteurs de résidus de pesticides.
9/ Les framboises
75,9% des framboises seraient contaminées.
10/ Les raisins
A l’échelle mondiale, seuls 73,8% des raisins seraient porteurs de pesticides. Mais en France, ils seraient plus de 81%. « Le raisin porte le triste record du nombre de pesticides utilisés: 26 à lui seul, déclare Claude Aubert. En plus le raisin présente un vrai désavantage: on ne peut pas l’éplucher comme d’autres fruits, alors que c’est sur la peau que se dépose le plus grand nombre de pesticides. »
11/ La pomme de terre
L’utilisation de pesticides pour les cultures de pommes de terre est en augmentation dans les pays en développement, avec l’intensification de la production et l’extension géographique et temporelle des cultures au-delà du cadre traditionnel de production du tubercule. Les produits chimiques utilisés sont fréquemment très toxiques et appliqués avec un habillement protecteur minime, voire nul. Pour cette culture, certains pesticides et herbicides des plus nuisibles pour l’homme sont encore autorisés en Europe et partout dans le monde. Achetez les françaises, un des seuls pays à avoir interdit certains de ces produits..
Préférez le  bio ce n’est parfois pas beaucoup plus cher et vous consommerez aussi plus modérément. Consommer bio signifie que vous avez décidé d’accorder du temps et de l’attention à votre alimentation et à vos courses. Que vous êtes prêts à vous investir. Par exemple de faire un potager ou planter des arbres fruitiers chez vous.

Source : Le HuffPost

Attention aux fruits et légumes que vous mangez !

Posté par Pacifique FM – Officiel sur mercredi 30 décembre 2015

Maison en terre, eau de pluie, compost : écolo convaincue, on me prend pour une folle

Véronique a 57 ans. Elle vit dans l’ouest de la France, sur une zone agricole, dans une maison en torchis. Elle consomme le moins possible d’eau et d’électricité, se passe au maximum de son frigo et vit alternativement dans différentes pièces de sa maison en fonction des saisons. Écologiste, elle l’est résolument. Désespérée par le monde qui l’entoure ? Sûrement un peu aussi. Témoignage.

Au début, je cherchais juste du calme. Il y a une dizaine d’années, j’ai vendu le magasin de jouets dont j’étais propriétaire et dans lequel je travaillais, sur la côte ouest de la France.
C’était un endroit rempli de couleurs et d’enfants, je l’aimais beaucoup. J’habitais l’appartement juste au-dessus. Mais au bout d’un moment, j’ai commencé à très mal vivre le fait d’être dans le bruit, le stress et l’agitation permanente.
Tout a commencé avec une maison en terre

 

La maison de Véronique avant rénovation (DR).

J’ai vendu le magasin et j’ai acheté une petite maison de 90m2 – la moins chère –, située dans une zone agricole non loin de là. Je voulais juste du silence. Elle était dans un si mauvais état que quand ma fille est venue la voir, elle ne pensait pas que je pourrais vivre dedans.
Au début, je ne savais pas que cette maison était en terre, les enduits extérieurs étant en ciment. Quand je l’ai appris, je me suis dit qu’elle allait fondre. Je ne connaissais rien à ce matériau alors j’ai commencé à me renseigner, notamment auprès de mon voisin, qui semblait assez au fait du sujet. Il fallait dans tous les cas que je dégage ces revêtements en ciment brut, qui étaient vraiment moches.
Il m’a expliqué que je pourrais trouver de quoi faire de l’enduit en creusant mon jardin, puisque nous vivions sur des terres argileuses. Je ne l’ai pas fait tout de suite mais j’ai eu comme un déclic. Au milieu de cette zone agricole où l’épandage fait loi, où les arbres sont régulièrement abattus et où les engins de chantiers sont partout, je me suis sentie plus écolo que jamais.
Le moment de vivre autrement
Après tout, j’étais au chômage. Mes revenus fondaient comme neige au soleil. Il était peut-être temps d’essayer de vivre autrement, d’avoir une vie active différente de celle qui plaît à Pôle Emploi. Alors j’ai fait des choix. J’ai décidé d’organiser ma nouvelle vie en me posant deux questions :
– Comment faire pour vivre avec le moins d’argent possible ?

– Comment vivre en détruisant le moins possible autour de moi ?
J’ai commencé par faire moi-même mes premiers enduits de terre et de chaux pour rénover les murs de la maison. Honnêtement, je suis tombée un peu amoureuse de l’enduit. C’est une expérience très particulière que celle de rénover de ses mains le lieu que l’on va habiter. C’est même assez sensuel, il faut le dire. Après ça, j’ai vraiment eu l’impression que ma maison était particulière, que l’atmosphère qui y régnait était profondément sereine, agréable, accueillante. C’était vraiment devenu chez moi.
Un peu plus tard, j’ai utilisé l’argile que mon voisin m’avait proposé – il avait un stock d’environ 100m3 – pour construire un abri de jardin. J’ai commencé par faire un dessin et une maquette pour voir si c’était une bonne idée. L’essai étant concluant, je me suis lancée. J’ai trié les ardoises qui serviraient à construire la base des murs et j’ai monté le tout.

 

L’abri de jardin et ses bases en ardoises, pendant sa construction (DR).

 

Chauffer au bois, mettre un pull et vivre selon les saisons
Dans cette maison, où aucun angle n’est vraiment droit, je dispose tout de même d’un certain confort. Je suis abonnée à l’eau et au gaz qui me coûtent respectivement 70 et 40 euros par an. Pour l’électricité, je paie 25 euros par mois. Je pensais avoir recours à des panneaux photovoltaïques, mais cette solution était en fait hors de prix.
La maison fait 90m2, elle dispose de quatre pièces dont une cuisine de 16m2, un salon, une salle de bains et de deux chambres. Je la chauffe au bois. Selon les saisons, je ne les utilise pas toutes de la même manière : l’hiver, le salon est très difficile à chauffer… Ce serait du gaspillage que d’essayer de le faire. Le cas échéant, je préfère mettre un gros pull plutôt que de remettre une bûche, et du coup, j’investis un peu plus ma chambre.
Le cercle vertueux du compost
Je récupère l’eau de pluie que je consomme ponctuellement. J’aimerais pouvoir la boire tous les jours mais je n’ose pas vraiment acheter le matériel nécessaire à la purification. Vivant seule, j’ai peur que ça fasse un trop gros investissement pour mes seuls besoins.

 

La façade de la maison après rénovation (DR).

 

J’ai définitivement arrêté de prendre des bains, même si j’aimais beaucoup ça. Je ne prends plus que des douches. De la même manière que j’ai des toilettes sèches, dont je vide le contenu dans le composteur. Compost dont je me sers dans le potager, où poussent des légumes que je consomme. Rien ne se perd. D’autant que je suis devenue quasiment végétarienne : si des amis qui m’invitent à dîner préparent de la viande ou du poisson, j’en mangerai. Mais pour moi, au quotidien, je ne m’en fais plus.
Je culpabilise à cause de mon lave-linge
J’ai aussi essayé de restreindre un maximum mon utilisation de produits électroménagers, même s’il faut l’avouer, c’est difficile. J’avais un bel aspirateur Dyson dont je me suis séparée, le sol de la maison étant à la fois en bois et en dalle de terre crue, il ne me servait à rien. J’ai débranché mon frigo pendant un temps, l’expérience a été concluante… sauf pour mon chien, dont la nourriture devenait difficile à conserver (il faut se rendre à l’évidence, la viande à l’air libre… ça pue et c’est dangereux). Je l’ai rebranché, mais il consomme très peu. La chose qui me fait vraiment culpabiliser en ce moment, c’est d’avoir racheté un petit lave-linge parce que je ne m’en sortais plus à laver mes draps à la main.
J’ai tenté une dernière expérience récemment, à savoir la suppression pure et simple de ma poubelle. Ça m’a poussé à réfléchir à mes pratiques de consommation, notamment en ce qui concerne les emballages. Bilan : je n’arrive pas à me débarrasser de mes emballages plastiques, moyennant quoi je me suis responsabilisée par rapport à certains achats… Aujourd’hui, je sors la poubelle une fois tous les deux ou trois mois, mais elle est loin d’être pleine.
« C’est une folle »
Du point de vue social, je dois dire que ce mode de vie est assez limitant. Voire compliqué. Au village, je sais très bien que quand les gens parlent de moi, je suis « la folle ». Je suis cette marginale qui vit volontairement dans un environnement très précaire. J’essaie de m’en moquer parce que je sais que quelque part, j’ai raison d’essayer de vivre le plus écologiquement possible, vu l’état de la planète. Le paradoxe, c’est qu’en plus, je n’ai jamais l’impression d’en faire assez.
Au niveau collectif, je suis catastrophée par ce qu’on est en train de faire de l’environnement. Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas de réflexion globale autour de l’élevage intensif et de l’agriculture à la française, par exemple.
Parfois, on me demande si je ne voudrais vivre dans davantage de confort. Honnêtement, cela ne me fait pas du tout envie. Je suis à un moment de ma vie où je sais que je ne retrouverai pas de travail : je suis une femme de 57 ans. Je veux bien faire l’économie de beaucoup de choses, mais pas de la lucidité. Je préfère désormais me consacrer à vivre entièrement plutôt que de perdre du temps à courir derrière des billets verts. J’ai déjà beaucoup travaillé dans ma vie, je prendrai ma retraite dès que possible. En espérant, peut-être, susciter des vocations.

Source :leplus.nouvelobs.com

 

Une maison écologique et on la prend pour une folle !

Posté par Pacifique FM – Officiel sur vendredi 25 décembre 2015

Les abattages de loups se multiplient : non sevrés, ils sont déjà chassés… injustement

La chasse au loup serait-elle relancée ? Pour la période 2015-2016 en France, 32 loups ont été officiellement abattus sur un quota de 36. Cet animal est-il vraiment « nuisible » à l’encontre des éleveurs ? Peut-on véritablement lui imputer l’ensemble des dégâts répertoriés en France ? Pierre Athanaze, président de l’association Action Nature, tient à mettre les choses au clair.

Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Muriel Fusi

Un arrêté ministériel fixe à 36 le nombre de loups qui pourront être abattus pour la période 2015-2016. (ARDEA/M. EVANS/SIPA)

 

Malgré son statut d’espèce protégée, la survie des loups est menacée en France. Les ministres de l’Écologie et de l’Agriculture ayant cédé aux chasseurs et aux éleveurs de moutons, un quota de chasse de 36 loups a été décidé, et les grands moyens sont donnés au monde de la chasse pour réaliser ce tableau de chasse unique en Europe.

 

Ce n’est pas la première année qu’un quota de loup est promis aux syndicats agricoles et aux fédérations de chasse. En 2014, 19 loups avaient été abattus sur les 24 qui avaient été autorisés. Les effectifs avaient significativement baissé, passant de 301 individus en 2014, à seulement 281 pour cette année.

 

Pas encore sevrés, mais déjà chassés

 

Pour arriver au quota des 36 loups à abattre, soit 13% de la population française, les pouvoirs publics ont fermé les yeux sur la réglementation.

 

Le loup bien, qu’officiellement toujours protégé, se trouve dans une situation bien pire que s’il avait rejoint le renard, la fouine ou le ragondin sur la terrible liste des espèces « nuisibles » qui permet déjà l’utilisation de très nombreux moyens pas très sympathiques pour les « détruire ».

 

Ainsi, les loups sont dorénavant chassés dix mois sur douze, ce qui signifie que même lorsque les louveteaux ne sont pas encore sevrés, la chasse est ouverte !

 

Le tir des loups est autorisé la nuit, ce qui est interdit pour les espèces gibier et très réglementé pour les espèces dites « nuisibles ». Dans certains départements, les chasseurs et lieutenants de louveterie sont équipés de fusils de précision équipés de système de vision nocturne.

 

En clair des armes de guerre, interdite tout autant pour la chasse que pour la « destruction » des nuisibles. Des caméras thermiques ont également été mises à disposition des chasseurs pour traquer le grand méchant loups au plus profond de nos montagnes et de nos forêts !

 

Après 1h30 de diapositives, un chasseur peut participer à des battues

 

Cet arsenal de guerre avait déjà été employé l’an dernier. Mais les chasseurs n’avaient pas réussi à atteindre l’objectif affiché. Aussi, les préfets ont déréglementé plus encore la chasse au loup.

 

Le très controversé « Plan Loup » stipulait que les chasseurs autorisés à tirer le canidé devaient avoir une formation. Cette disposition a été très profondément revisitée par des préfets imaginatifs.

 

On voit ainsi des formations express s’organiser dans les salles des fêtes des communes. Au bout d’une heure et demi de diapositives et de discussions passionnées, les nemrods se voient décernés non seulement le droit de tirer les loups, mais également aussi, celui d’encadrer leurs amis chasseurs, non « formés » pour des battues au loup.

 

Les pouvoirs publics n’ont ainsi plus aucun moyen de contrôler ce qui se passe dans ces battues. Et comme si cela ne suffisait pas, le droit a été donné aux chasseurs de tirer le loup, dès lors qu’ils sont à la chasse au « grand gibier » (cerf, chamois, chevreuil…). Ce qui multiplie de façon exponentielle le nombre de battues, sans aucun contrôle possible.

 

Les naturalistes qui suivent les meutes de loups sont très inquiets et notent l’absence de bien plus de loups qu’il n’en est officiellement déclaré abattus. Ce nombre dépend de la seule bonne volonté des chasseurs d’annoncer le nombre de cadavres de loups. La démission de l’État est désormais totale.

 

Des « permis de tuer » qui se distribuent comme des petits pains

 

Ce zèle des chasseurs s’explique par leurs craintes de voir les loups s’attaquer à  « leur » gibier. Tout comme – mais on le comprend mieux – les éleveurs ne souhaitent pas voir leur mouton attaquer par les grands prédateurs, les chasseurs eux, qui pourtant nous répètent qu’ils sont les garants des équilibres naturels, font fi de toutes les études scientifiques démontrant l’intérêt de la prédation pour la fonctionnalité des écosystèmes.

 

D’autres préfets, comme celui des Hautes-Alpes, n’ont même pas pris l’élégance de camoufler ces « permis de tuer » les loups par de pseudo-formations. Un arrêté de la préfecture des Hautes-Alpes autorisent les 9.000 chasseurs du département à tirer sur les loups !

 

En Lozère, où un seul loup est peut-être présent, quelques 599 chasseurs se sont vu autoriser à traquer le potentiel seul et unique loup du département !

 

Des personnes séquestrées et l’État ne réagit pas

 

Bien entendu, tout cela est complètement illégal. Ne serait-ce qu’au regard de la directive européenne « habitats ». Mais nos ministres de l’Écologie et de l’Agriculture se sont « rapprochés » du commissaire européen, et au prétexte de maintenir la paix dans nos campagnes, ont obtenu de lui, qu’il calme ses services qui ont été saisis d’une plainte de l’association française « Action Nature Rewilding France » en juillet. Mais le prétexte du maintien de l’ordre ne tient pas. Bien au contraire.

 

On a vu que cela donnait plutôt des velléités d’obtenir plus, de la part des syndicats agricoles passés maître dans l’art de la surenchère. Ainsi, un commando d’éleveurs savoyards à séquestré le président du parc national de la Vanoise, son directeur et un agent, du 1er au 2 septembre. Leur revendication : l’abattage de cinq loups supplémentaires. Leurs prisonniers libérés, le préfet prenait un arrêté autorisant le tir de six loups de plus !

 

Constatant qu’une nouvelle fois, l’État avait capitulé en rase campagne devant le dictat des éleveurs, les protecteurs du loup s’attendaient, qu’au moins, la ministre de l’Écologie, qui a la tutelle des parcs nationaux, porte plainte contre les organisateurs de ce coup de force. Mais il n’en a rien été. Le président du parc et ses collaborateurs ont été doublement lâchés par leur ministre !

 

Les dégâts attribués au loup sont exagérés

 

Ici ou là, les éleveurs font le coup de force, déposent des cadavres de brebis devant les préfectures ou sous-préfectures. Même là où la présence du loup est plus que douteuse.

 

Ainsi, les éleveurs du Larzac, multiplient les coups d’éclat afin de faire porter à un hypothétique loup, que personne n’a vu et dont aucune trace n’a été trouvée nul part, les dégâts très certainement causés par des chiens.

 

Mais si les chiens sont responsables d’attaques et que leur propriétaire n’est pas identifié, il n’y a pas d’indemnisation. Si le propriétaire est identifié, son assurance dédommagera les dégâts au prix du marché.

 

Ainsi si l’État accepte que l’on impute les dégâts au loup. Les animaux tués sont alors remboursés deux à trois fois le prix du marché, plus une indemnisation forfaitaire par attaque.

 

La liste des dégâts attribués au loup est démesurément exagérée au regard de la réalité des faits. Tout le monde le sait, mais cela fait des années que des sommes dépassant le million d’euros sont versées en pure perte, au prétexte du loup. Et que le loup est accusé par les pouvoirs publics de bien plus d’attaques sur troupeaux qu’il n’en commet en réalité.

 

Inspirons-nous de l’Italie ou de l’Allemagne

 

Ainsi, on gaspille l’argent public en pure perte et on massacre la faune sauvage au nom de la défense de l’agriculture. Aucune solution durable n’est apportée à la protection des troupeaux !

 

La France a opté pour le système le plus couteux et le moins efficace d’Europe pour la cohabitation grands prédateurs/pastoralisme. L’abattage d’un loup n’empêchera jamais le loup suivant d’attaquer le même troupeau si celui-ci n’est pas mieux protégé. Rembourser les dégâts sur un troupeau, même à tarif exorbitant, ne le protègera pas d’une potentielle attaque suivante.

 

Nos voisins allemands, qui eux aussi voient le loup revenir sur leur terre depuis la Pologne voisine, n’indemnisent que la première attaque et aide à la protection des exploitations. Il n’y a plus de remboursement pour d’éventuels autres dégâts. Et ça marche.

 

Les Italiens, eux, ont choisi de laisser les assurances privées, indemniser les moutons tués par les loups. L’état subventionnant les agriculteurs pour les polices d’assurance. Du coup, fort logiquement, les assurances ne remboursent les dégâts que s’ils ont été commis par des loups, et non pas des chiens, et que si les troupeaux sont effectivement protégés.

 

Loin d’être ce qui se passe en France, où les mêmes élevages se voient indemnisés des dégâts autant de fois que des moutons sont tués par des loups, mais aussi, pas des « grands canidés ». Terme technique qui comprend 60% des attaques dont l’auteur est peut-être un loup, peut être un chien. 20% des attaques sont formellement imputables au loup. Et 20% également, sont de façon certaine causées par des chiens.

 

Cet argent public pourrait bien plus utile ailleurs

 

Il convient donc de sortir de ce système qui, année après année, démontre son inefficacité et mobilise un part d’argent public qui serait bien plus utile ailleurs.

 

Y compris à des solutions durables pour les éleveurs et bergers dont tout le monde sait qu’ils ne pourront continuer à pratiquer ce type d’activités agricoles qui ne doivent leur maintien qu’aux largesses à la PAC (Politique agricole commune) qui connaît ses toutes dernières années d’application.

 

Aussi, il est scandaleux que les organisations agricoles, chambres d’agricultures, ainsi que le ministère de l’Écologie, continuent de faire croire que le maintien du pastoralisme « à la française » ne serait compromis que par la présence de moins de 300 loups dans un pays de 547.030 km2. Chacun camouflant son impossibilité de juguler des importations massives et à bas prix d’agneaux de Grande-Bretagne ou de Nouvelle-Zélande derrière « le grand méchant loup ».

 

Tant que ce dossier sera abordé par le petit bout de la lorgnette, on jettera l’argent public par la fenêtre, on massacrera la faune sauvage en pure perte et on condamnera à court terme des centaines de foyers de nos montagnes qui verront très prochainement leur emploi ou leur exploitation disparaître sans qu’aucune piste de reconversion ne leur aient jamais été proposée, ni même seulement étudiée.

 

La présence des loups dans nos montagnes est souhaitable

 

Les victimes de ce marché de dupe sont les éleveurs et leurs bergers. Mais chacun préfère agiter le loup et les écolos comme bouc-émissaire, et ainsi dissimuler leur incompétence coupable.

 

Car si on peut comprendre qu’il n’est pas simple, et peut-être même impossible, pour le gouvernement, les pouvoirs publics et les organisations agricoles, de vaincre la mondialisation, il est criminel de laisser perdurer une situation qui ne pourra que se transformer en crise sociale de forte ampleur dans nos campagnes.

 

L’élevage ovin n’est certes qu’une toute petite partie de l’économie de montagne, très loin derrière le tourisme, et la filière bois, les deux principales activités économiques montagnardes. Toutes deux d’ailleurs, auraient tout intérêt à une présence durable du loup dans nos contrées.

 

La présence du loup étant très importante pour limiter les dégâts des herbivores à la régénération forestière. Quant à l’éco-tourisme, on voit chaque année des dizaines de guides nature encadrer des séjours pour la découverte du loup. Mais dans les Abruzzes (Italie) ou Espagne. Ce qui génère un manque à gagner très important pour les structures d’accueils, gites et chambres d’hôtes en France.

 

Ce silence arrange tout le monde

 

De tout cela, il n’est depuis plus d’un an plus questions d’en débattre. Le ministère de l’Écologie refuse de rencontrer les associations de protection de la nature pour parler du loup. Le Comité national loup se tient depuis un an et demi sans la présence des protecteurs de la nature.

 

Il faut croire que cela arrange bien les pouvoirs publics et les chasseurs. Mais également, les organisations agricoles totalement complices de ce manque de clairvoyance.

Pas encore sevrés ils sont déjà abattus !

Posté par Pacifique FM – Officiel sur vendredi 25 décembre 2015