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Diabète : quand faut-il faire baisser la pression artérielle ?

Le diabète et l’hypertension artérielle constituent deux facteurs de risque majeurs de problème cardiovasculaire. Contrôler l’un et l’autre est très important, mais jusqu’à quel point pour la pression artérielle ?

Ainsi que l’explique le Dr Roseline Péluchon (Journal international de médecine), « la valeur cible de la pression artérielle pour les diabétiques fait l’objet de nombreux débats ». La plupart des recommandations préconisent le seuil de 140/90 mm Hg, mais faut-il aller au-delà, en intensifiant le traitement ou en l’entreprenant même si la valeur est plus basse ?

Une équipe suédoise (université d’Umea) a procédé à une méta-analyse, en croisant les résultats d’une cinquantaine d’études antérieures regroupant au total quelque 75.000 diabétiques, de type 2 (DT2) pour une large majorité. L’originalité de ce travail tient au fait qu’il inclut non seulement des travaux publiés dans les journaux scientifiques, mais aussi certains qui ne l’ont pas été.

Que constate-t-on ?

• Si la pression systolique avant traitement est supérieure à 150 mm Hg, un antihypertenseur supplémentaire réduit le risque de mortalité prématurée toutes causes confondues, de mortalité cardiovasculaire, d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et d’insuffisance rénale terminale.

• Si la pression systolique initiale est comprise entre 140 et 150, l’ajout d’un traitement antihypertenseur réduit encore le risque de mortalité prématurée toutes causes confondues, d’infarctus et d’insuffisance cardiaque.

• Si la pression initiale est inférieure à 140, et plus encore à 130, il n’apparaît aucun bénéfice à intensifier le traitement, au contraire.

Le Dr Péluchon poursuit : « Ces données ne permettront peut-être pas d’éteindre la controverse. Il se pourrait en effet que certains sous-groupes de diabétiques tirent bénéfice d’une réduction plus stricte de la pression artérielle. Le débat pourrait bien se poursuivre un moment encore ».
Source: The British Medical Journal (www.bmj.com)

 

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