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M. Paul-Olivier Delannois au ministre de la Défense, chargé de la Fonction publique, sur « l’avenir du centre de formation logistique à Tournai »

Paul-Olivier Delannois bourgmestre ff de Tournai pose une question au ministre de la défense concernant l’avenir de la logistique à Tournai.

Paul Olivier delannois parlement

Monsieur le Ministre,

Votre « vision stratégique » pour la Défense a été adoptée juste avant les vacances par le Gouvernement et fixe les ambitions pour l’armée à l’horizon 2030 abordées sous le prisme de la rationalisation et de l’économie budgétaire.

C’est donc tout légitimement que je m’interroge une nouvelle fois sur l’avenir des activités militaires dans ma ville, Tournai. En effet, vous n’êtes pas sans savoir que la caserne Ruquoy à Tournai accueille un important centre de formation logistique faisant partie du Centre de compétence de la formation « Appui ». Si les mesures découlant de votre vision stratégique visent effectivement à centraliser différents services, notamment ceux liés à la formation, je crains le pire.

Il existe un réel risque de voir se regrouper l’ensemble du centre de compétence de la formation « Appui » à Peutie, en Brabant Flamand, qui accueille déjà trois des cinq formations proposées. Dans ce cas de figure, la Wallonie, la province de Hainaut et plus particulièrement Tournai seraient les grands oubliés et verraient partir les étudiants et l’État-major vers le Nord du Pays.

Lors d’une question parlementaire que je vous avais adressée le 13 juillet dernier, vous me disiez qu’un « plan relatif au futur des quartiers militaires sera présenté au Conseil des ministres dans les plus brefs délais ».

Je me permets donc aujourd’hui via cette question orale de vous demander une nouvelle fois quand votre plan sera présenté ?  Tournai sera-t-elle victime de la « centralisation » des services et plus singulièrement du Centre de compétence de la formation « Appui » ? La caserne Ruquoy dont des investissements ont été réalisés pour la réfection et l’aménagement des bâtiments ne possède-t-elle pas les conditions optimales pour continuer d’accueillir la formation Logistique ?

Je vous remercie d’avance pour vos réponses.

Réponse du Ministre :

Le dossier de la répartition géographique des quartiers constitue une priorité du gouvernement. Il va de soi que ce sujet est particulièrement sensible pour le personnel de la Défense également. Je n’ai pas l’ambition de fermer des infrastructures et cela ne m’apporte guère de satisfaction, mais nul ne peut nier les faits.

La future répartition géographique de la Défense tiendra compte de la vision stratégique et de l’accord de gouvernement, du bien-être du personnel et des négociations politiques. Cela aura un impact sur la localisation des quartiers nécessaires.

La décision politique qui sera prise prochainement à propos de l’évolution de la répartition géographique se basera sur la proposition que nous avons élaborée avec l’État- major, en tenant compte de la durée de la vision stratégique, à savoir 2016-2030.

Nous serons en outre évidemment attentifs à la composition démographique des quartiers et souhaitons éviter à tout prix de grands déplacements de population.

S’il n’y a pas d’impact sur l’opérationnalité, les activités pour lesquelles une externalisation vers les secteurs civil ou public constituerait une solution plus efficiente ne seront plus poursuivies au sein de la Défense, ou pas de façon autonome.

Des possibilités d’externalisation existent dans le secteur pharmaceutique. L’avenir de l’unité médicale de Nivelles sera connu après les négociations politiques, de même que l’avenir des quartiers de Tournai. Dans la proposition de mon cabinet et de l’État-major figure l’évolution du competence management, selon les besoins futurs d’une Défense plus petite mais plus opérationnelle.

Je me prêterai volontiers à un débat sur la vision stratégique, un thème qui déborde le cadre de l’actuelle législature et pour lequel il y a dès lors tout intérêt à recueillir la plus large adhésion possible. Je ne peux cependant pas anticiper les décisions difficiles qui devront encore être prises.

Paul-Olivier Delannois (PS): Monsieur le ministre, la « grande muette » n’a jamais aussi bien porté son nom qu’aujourd’hui. Mme la présidente nous demande de ne pas être émotifs. Comment voulez-vous que je le sois quand vous me répondez que, de toute façon, ce sont des décisions politiques dont vous ne pouvez pas parler? J’ai donc du mal à éprouver quelque émotion à cet égard.

Je vous ai entendu parler de bien-être personnel. J’ignore si vous vous êtes déjà rendu physiquement à la caserne de Tournai. Si tel n’est pas le cas, je vous y invite cordialement.

Steven Vandeput, ministre: J’ai visité toutes les casernes.

Paul-Olivier Delannois (PS): Donc, vous avez pu vous rendre compte que cette caserne se trouve dans un état impeccable. Je vous poserai, bien entendu, bientôt une question à propos des investissements qui y ont été réalisés.

J’ai aussi souvent entendu que ce gouvernement ne ferait pas de communautaire, mais vous allez avoir du mal à me faire avaler cette pilule si, demain, on ferme Tournai pour partir dans le Brabant flamand. Je ne vais pas répéter les propos de mes collègues au sujet du développement économique d’une ville si l’on décide une telle fermeture. Vous me dites que des contacts seront pris avec les autorités. Je suppose qu’il s’agit des autorités communales. Cependant, chat échaudé craint l’eau froide. La dernière fois, à Saint-Jean, on a scindé la caserne. On m’a téléphoné un mercredi pour m’annoncer que, le lendemain, on allait y installer huit cents migrants. Si c’est votre manière – quand je dis « vous », je m’adresse au gouvernement – de discuter, vous vous doutez bien que je crains le pire.

Je prends donc acte que je n’ai pas obtenu de réponse. Cela ne rassurera certainement pas l’ensemble du personnel présent à Tournai.

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