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Harcelé à l’école, Jonathan Destin appelle les victimes « à parler »

Il y a presque quatre ans, le jeune Marquettois Jonathan Destin, harcelé au lycée, tentait de mettre fin à ses jours par le feu. Alors que l’État lance un numéro vert et une campagne de sensibilisation, il témoigne de sa reconstruction et invite les victimes à ne pas se taire.

<br /><br />
Jonathan Destin, lors de la sortie de son livre «<br /><br />
Condamné à me tuer<br /><br />
» en octobre 2013. Photo archives PIB</p><br />
<p>VDNPQR<br /><br />

 

– Jonathan, comment avez-vous perçu les initiatives de l’État contre le harcèlement ? Le clip, le numéro vert (3020)…

« Le clip (de Mélissa Theuriau, qui a provoqué la polémique avec certains syndicats de professeurs) est bien. Évidemment, il y a des profs qui sont attentifs. Mais il faut aussi reconnaître que certains ne sont ni formés ni sensibilisés pour repérer les enfants harcelés. Personnellement, j’aurais préféré que les auteurs du clip fassent parler des élèves. Un témoignage aurait été plus fort. Le numéro vert, c’est une bonne chose, bien sûr. Il faut quand même rappeler qu’il en existait déjà un il y a deux ans, lorsque j’ai sorti mon livre (*). Le problème, c’est qu’il s’agit de le faire connaître. Pourquoi pas l’imprimer dans les cahiers de correspondance ? L’afficher dans les écoles ? »

– Votre mère a créé l’association Tous solidaires pour Jonathan pour financer votre suivi thérapeutique et pour sensibiliser au harcèlement, avez-vous des contacts avec des victimes ?

« Oui, beaucoup de personnes nous contactent par le biais de l’association ou de ma page Facebook. Comme à une jeune fille à qui j’ai écrit, je dis toujours de parler, d’en discuter avec des adultes, parents ou profs. Le numéro vert peut vraiment les aider. Mais le harcèlement n’est pas nouveau. Il y a peu de temps, j’ai été contacté par un homme de 82 ans qui m’a raconté qu’il se faisait harceler quand il était jeune. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’il consent à l’avouer. »

« Avec les réseaux sociaux, ça devient encore plus brutal »

– Et les harceleurs ou ex-harceleurs, ils vous contactent aussi ?

« Il y a un an, l’un l’a fait. Il habite Lyon. À l’école, il était passé de harcelé à harceleur. Ce n’est que des années plus tard qu’il s’est effondré et s’est confié à ses parents. Il m’a écrit. Nous avons témoigné ensemble à la télévision. »

– Avez-vous l’impression que le phénomène s’accentue ?

« Oui. Avec les réseaux sociaux, ça devient même encore plus brutal. J’ai entendu parler de ce projet de loi pour lutter contre le cyber-harcèlement (lire ci-dessous). C’est bien, sauf que les parents doivent absolument se mobiliser. Là encore, il faut parler. »

– En 2013, vous sortiez votre livre. Cela a-t-il aidé à vous reconstruire ?

« Me confier à Marie-Thérèse Cuny m’a servi de thérapie. Ça m’a libéré et aidé à parler avec les membres de ma famille. Témoigner dans les médias est une étape. Au début, j’avais du mal. Je suis heureux de voir que j’ai le courage, aujourd’hui, de parler devant un public, debout, au Petit Journal. Je dois me souvenir qu’en sortant de l’hôpital, il y a plusieurs années, je ne pouvais même plus me regarder dans la glace. »

« À la vue des élèves devant moi, je panique encore »

– Et en classe, vous faites des interventions ?

« Là, non, ce n’est pas possible. J’ai accompagné ma mère, deux fois, à Paris et Limoges, mais à la vue des élèves devant moi, je panique encore. C’est trop de stress. J’espère prendre la relève de ma mère dans quelque temps. »

– Comment voyez-vous l’avenir ?

« Comme tout le monde, je cherche du travail, avec un statut d’handicapé moteur. J’imagine fonder une famille, terminer mes cures thermales, achever ma reconstruction. J’aurai 21 ans en décembre. J’ai aujourd’hui l’impression d’avancer. »

(*) « Condamné à me tuer » est sorti en livre de poche, aux éditions J’ai lu (5,60 €).

Harcelé à l'école, il s'immole pour en finir avec la vie.

Posté par Pacifique FM – Officiel sur vendredi 6 novembre 2015

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