Titre obligatoire

Emissions à venir

déc
16
sam
2017
18:00 Funk Anthology
Funk Anthology
déc 16 @ 18:00 – 19:00
Funk Anthology
Funk Anthology – Samedi de 21h à 22h Samedi de 21h à 22h Funk Anthology présenté et animé par DJ Vibe DJ Vibe officie sur la scène funky depuis prêt de 25 ans. Il se[...]
19:00 CLUBBING SPACE WITH DJ BOB
CLUBBING SPACE WITH DJ BOB
déc 16 @ 19:00
CLUBBING SPACE WITH DJ BOB
DJ Bob, remix et invité, de la musique et du fun !
déc
17
dim
2017
15:00 Fred’s Country
Fred’s Country
déc 17 @ 15:00
Fred's Country
Fred’s Country – Samedi de 7h à 8h Le samedi de 7h à 8h Musique country avec Fred’s La musique Country de Tradition avec Frederic (Fred) Moreau. Le programme Fred’s Country est diffusé sur 47[...]
17:00 British Connection
British Connection
déc 17 @ 17:00 – 19:00
British Connection
BRITISH CONNECTION L’EMISSION ROCK : diffusée chaque semaine sur des radios FM & web en France, Belgique, Suisse, Canada, La Réunion & web.  

View Calendar

D’où vient la COP21 ?

COP est un acronyme anglais qui signifie « conference of parties », les « parties » étant les Etats signataires de la convention sur le climat. Celle qui s’ouvre à Paris est le 21ème du genre depuis la première qui s’est déroulée à Berlin en 1995.

DROIT INTERNATIONAL. En 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, les Etats membres de l’ONU tirent les conséquences des premiers travaux des climatologues réunis au sein du GIEC depuis 1988. La Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)* est un texte juridique de droit international fondateur qui engage les 196 signataires à tout faire pour lutter contre le réchauffement climatique. Il entre en vigueur en mars 1994 après ratification par les Parlements nationaux. Pour engager concrètement l’action et s’entendre sur le partage des efforts à accomplir en matière de réduction de gaz à effet de serre, les Etats se retrouvent donc pour une conférence annuelle des parties signataires de la convention dont la première se déroule en décembre 1995 à Berlin.

En 1997, le Protocole de Kyoto à la COP3 constitue le premier accord juridiquement contraignant. Les pays développés admettent qu’ils ont une responsabilité historique sur le changement climatique puisqu’ils émettent des gaz à effet de serre depuis le début de l’ère industrielle à la fin du XVIIIème siècle. Aussi acceptent-ils des réductions de leurs émissions alors que les pays en voie de développement s’en voient exonérés. Les industriels sont soumis à des quotas d’émissions qu’ils peuvent respecter en investissant dans les pays en voie de développement via des mécanismes de développement propre (MDP). L’accord est prévu pour une première phase courant jusqu’en 2012. Malheureusement, il ne rentrera juridiquement en vigueur qu’en 2005 après qu’un nombre suffisant de pays l’ait ratifié. Entretemps, en 2001, le premier émetteur de gaz à effet de serre de l’époque, les Etats-Unis, décide de ne pas participer au protocole.

Laurent Fabius visite le site du Bourget qui accueillera la COP21 à partir du 30 novembre. ( Crédit: Alain Jocard / AFP)

Une négociation sous la pression du temps

FARDEAU. Les COP annuelles se sont donc rapidement retrouvées sous la pression du temps. Les outils mis en place par le protocole de Kyoto (marchés d’émissions, engagements nationaux de réduction des gaz à effet de serre, MDP) devaient pouvoir être étendus au monde entier et être juridiquement sécurisés par une prolongation jusqu’en 2020. C’est ce qui devait être décidé à Copenhague en 2009 lors de la COP15. Cependant, en 14 ans, la donne économique a complètement changé. Le développement extrêmement rapide de la Chine a permis au pays de ravir aux USA la place de premier émetteur de CO2. Le «partage du fardeau » devient ainsi une question épineuse. Si la Chine et les pays en voie de développement dénoncent toujours la responsabilité historique des pays développés, ceux-ci rétorquent qu’aujourd’hui, les émergents sont les plus polluants.

Copenhague capote. Sauf qu’en dernier recours, émerge un texte court de deux pages qui pose l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2°C en 2100 par rapport au début de l’ère industrielle. Comme 0,85°C de hausse ont déjà été enregistrés, la communauté internationale admet qu’il ne reste que 1,15°C de marge. Voilà tout l’enjeu de la COP21 : obtenir un accord multilatéral qui débutera en 2020.

Depuis Copenhague, des bases plus solides ont été bâties. A Durban (Afrique du Sud) en 2011 pour la COP17, chaque Etat a accepté de se donner des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, les  « contributions nationales volontairement déterminées« . 170 Etats couvrant 90% des émissions de GES ont répondu à l’exercice. On a donc dépassé la question du partage du fardeau. Mais ces engagements ne sont malheureusement pas suffisant pour contenir les émissions à 2°C, et tendent plutôt vers 3°C. A la COP21, les négociateurs et les chefs d’Etat et de gouvernement devront donc définir un nouveau cadre juridique encadrant des trajectoires plus volontaristes.

Pressions, alliances et tractations. Une négociation internationale n’est jamais simple. Elle ne se déroule pas en multilatérales entre états, mais plutôt en groupe de pressions de pays qui ont les mêmes intérêts. Les pays développés hors Union Européenne se retrouvent dans le groupe de l’ombrelle. C’est là qu’on y trouve les pays riches les plus réticents comme l’Australie, le Canada, le Japon, les Etats-Unis. Les 130 pays en voie de développement sont regroupés sous l’étiquette G77. Ce groupe est éclaté en plusieurs entités. Les «like minded developing countries » (ceux qui pensent pareil) regroupent des pays qui ont la même position : priorité du développement sur l’environnement et exigence d’investissements et transferts de technologie accrus des pays riches. On y retrouve entre autres la Bolivie, la Chine, Cuba, l’Inde, le Mali, la Malaisie, l’Arabie Saoudite. L’Alliance des petits états insulaires (AOSIS) fédère ces îles très menacées par la montée du niveau des océans. L’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba) allie les Etats du nord de l’Amérique latine et des Caraïbes. Plus gros et plus développés, Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine constituent un club à part. La liste n’est pas close et peut s’enrichir à Paris de nouvelles alliances de circonstances.

* Source :  la convention-cadre des Nations Unies (PDF, 177 Ko)

<div id= »fb-root »></div><script>(function(d, s, id) {  var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];  if (d.getElementById(id)) return;  js = d.createElement(s); js.id = id;  js.src = « //connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js#xfbml=1&version=v2.3″;  fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);}(document, ‘script’, ‘facebook-jssdk’));</script><div class= »fb-post » data-href= »https://www.facebook.com/pacifiquefm/posts/526514797524325″ data-width= »500″><div class= »fb-xfbml-parse-ignore »><blockquote cite= »https://www.facebook.com/pacifiquefm/posts/526514797524325″><p>La COP21 vient de o&#xf9; ?</p>Posté par <a href= »https://www.facebook.com/pacifiquefm/ »>Pacifique FM – Officiel</a> sur&nbsp;<a href= »https://www.facebook.com/pacifiquefm/posts/526514797524325″>mercredi 25 novembre 2015</a></blockquote></div></div>

Mots-clefs :