Emissions à venir

Le MR veut imposer « une enquête sur les revenus » des chômeurs

La note des coformateurs Michel et Peeters est « volontairement consensuelle » , souffle un proche des négociations fédérales.

Objectif : ne pas y aller trop fort, quitte à introduire par la suite des mesures plus volontaristes. Plus à droite donc. C’est la conclusion que l’on pourrait tirer en comparant le contenu de la note distribuée cette semaine aux quatre partis et les quelques mesures que le MR pourrait bien mettre sur la table dans les semaines qui viennent. « La Libre » a en effet mis la main sur une série de documents listant des réformes envisagées en matière d’emploi et de fin de carrière par les libéraux francophones. Beaucoup moins vagues que les déclarations d’intention de la note Michel/Peeters, celles-ci sont par ailleurs chiffrées dans leur impact budgétaire d’ici 2019. Certaines risquent de faire grincer des dents.

Pour réduire les dépenses de l’Etat en matière d’emploi, le MR garde le renforcement de la dégressivité des allocations de chômage dans ses cartons. Technique avancée : la suppression d’une des périodes de chômage qui suivent le dernier salaire du demandeur d’emploi. Le document dont nous avons pris connaissance mentionne même l’idée « d’une enquête sur les revenus » des chômeurs calquée sur les conditions d’octroi de la Grapa, le complément pour les petites pensions. Cette enquête conditionnerait les allocations de la troisième période (forfaitaire) de chômage. Le MR y voit un avantage : l’absence de tout transfert de charges pour les CPAS où ces enquêtes sur les revenus sont déjà en vigueur pour l’octroi de l’aide sociale. Cette mesure fait naturellement penser à la polémique lancée par le candidat N-VA Jan Jambon durant la campagne électorale. Rappel : il avait plaidé pour une évaluation des ressources des allocataires après trois ans de chômage avant de préciser qu’il ne s’agissait nullement de forcer les chômeurs à vendre leur maison.

Les syndicats déchargés du paiement ?

Ça n’est pas tout. On trouve, pêle-mêle, la suppression du complément d’ancienneté, la limitation à trois ans de toutes les allocations d’insertion, la limitation du chômage temporaire ou encore le renforcement des sanctions de l’Onem pour fausses déclarations, travail au noir et usage de faux documents. Le MR envisage également le relèvement de l’âge de prépension à 62 ans et à 60 ans en cas de restructuration. Autre nouveauté, l’introduction d’une dégressivité des prépensions dans leur partie payée sous forme d’allocation de chômage. Le MR préconise encore la hausse des cotisations qui touchent les départs anticipés à la retraite.

En matière sociale, d’autres réductions de dépenses en matière sociales sont avancées. Comme la suppression des majorations d’indemnités pour les chômeurs en incapacité de travail, le renforcement des contrôles médicaux de l’Inami, l’allongement du stage d’attente, le renforcement de la lutte contre la fraude sociale ou encore des réductions dans les frais de gestions des organismes parastataux de sécurité sociale. On trouve également une petite révolution dans les propositions du MR : le fait de confier à l’Onem le paiement des allocations de chômage. En clair, on déchargerait les syndicats de cette mission qui leur est historiquement confiée. Nécessitant un renforcement de l’Onem, cette mesure pourrait faire économiser quelque 200 millions par an, selon les estimations du MR.

Depuis le début des discussions entre les quatre partis de la « suédoise », l’on sait que le contexte budgétaire est particulièrement difficile. Sur les quelque 17 milliards nécessaires au retour de l’équilibre budgétaire, seuls 4 à 5 milliards seraient actuellement identifiés.

Source: lalibre.be

 

 

Le MR va s'attaquer aux chômeurs et autres….

Posté par Pacifique FM – Officiel sur vendredi 26 février 2016

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