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RFI LE JOURNAL INTERNATIONAL
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Greenpeace France :Nicolas Hulot, nous n’avons pas à payer le prix des erreurs d’EDF et AREVA

Depuis plusieurs semaines, EDF et Areva mettent une pression sans précédent sur l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) pour imposer la validation des pièces défectueuses de l’EPR de Flamanville. Et pour cause : les enjeux sont énormes.

centrale atomique epr

Cet avis de l’ASN intervient à la suite de deux journées de débats intenses entre experts sur les anomalies de la cuve de l’EPR de la Flamanville et son couvercle. Ces experts sont unanimes : les deux pièces ne sont pas conformes. Pour nous, la conclusion est sans appel : la cuve doit être rejetée, tout comme son couvercle.

Aujourd’hui, l’ASN a rendu un avis provisoire. Elle souligne que l’anomalie constatée réduit les marges en matière de sûreté. Mais elle accepte que ces pièces soient utilisées en l’état à la condition de contrôles supplémentaires et de la fabrication d’un nouveau couvercle à installer d’ici fin 2024. Toujours sous conditions, elle ouvre donc la voie à une mise en service de l’EPR de Flamanville au détriment de la sûreté nucléaire. Un refus de l’ASN signifierait tout simplement la fin de l’industrie nucléaire française. Une pression à laquelle le gendarme du nucléaire français n’a pas pu résister dans une affaire devenue très politique.

En savoir plus
C’est pourquoi nous en appelons à la responsabilité de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, en charge de la sûreté nucléaire : face au danger que représenterait la mise en service d’une cuve et d’un couvercle défaillants, il doit mettre un terme au chantier de Flamanville. Nous, citoyens français, n’avons pas à payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et AREVA.

Dans les prochains jours, l’ASN soumettra son projet de décision à la consultation du public. Notre mobilisation sera essentielle pour encourager Nicolas Hulot, en charge de la sûreté nucléaire, à se saisir du dossier. Et rappeler par la même occasion à EDF et AREVA que nous ne les laisserons pas jouer impunément avec la sûreté nucléaire.

EDF n’est pas au bout de ses peines. Et nous n’avons pas dit notre dernier mot. L’ASN ne peut pas prendre sur ses épaules le poids d’une industrie aux abois. Nicolas Hulot doit intervenir pour que la sûreté nucléaire ne soit pas sacrifiée au profit de la survie de l’industrie nucléaire française.

Mehdi,
pour l’équipe énergie de Greenpeace

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