Le E171 un danger public autorisé ?

Dioxyde de titane caché dans vos médicaments

 
Après sa volte-face la semaine dernière, le Ministre de l’Economie Bruno Lemaire va, du bout de son porte-plume, signer l’arrêté interdisant le dioxyde de titane (TiO2 – colorant E171) dans les produits alimentaires.[1]

Monsieur Lemaire a promis de le faire au plus tard mi-avril 2019.

Il aura tout de même fallu une levée de boucliers des associations de défense de la santé publique et de l’UFC-Que Choisir pour que notre cher Ministre de l’Economie fasse machine arrière sur ses récentes déclarations et respecte les dispositions votées par la loi Agriculture et Alimentation d’octobre 2018.

C’est une bonne nouvelle et nous serons vigilants à ce que Monsieur Lemaire tienne son engagement et ne nous refasse plus le coup de la girouette.

Mais vous allez voir qu’on est encore loin du compte car le dioxyde de titane reste un véritable DANGER PUBLIC !

Pour rappel, on retrouve l’additif E171 dans plus de 150 produits alimentaires vendus en France : bonbons, produits chocolatés, biscuits et chewing-gums, plats préparés.[2]

En 2017, les chercheurs de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) ont fait ingérer quotidiennement par des rats du dioxyde de titane à une dose proche de l’exposition alimentaire humaine.[3]

Leurs constats sont alarmants puisqu’ils découvrent que le dioxyde de titane est absorbé par l’intestin et passe dans la circulation sanguine, provoquant le chaos au niveau du système immunitaire de l’intestin. Pire encore : les chercheurs de l’Inra démontrent qu’une exposition répétée à ce colorant induit des lésions précancéreuses du côlon qui peuvent évoluer vers un cancer (même si ce n’est pas systématique). D’autres études sont en cours pour préciser les méfaits du dioxyde de titane (E171) sur l’Homme.

L’interdiction d’utiliser le dioxyde de titane dans les produits alimentaires est donc une avancée. Toutefois, elle n’est pas suffisante.

Car ce dangereux additif se trouve également dans plus de 4 000 médicaments !

C’est encore l’UFC-Que Choisir qui a sorti l’information après avoir consulté les bases de données qui recensent les médicaments en vente libre.

Parmi les médicaments contenant l’additif E171, vous y trouvez toutes les poules aux œufs d’or de l’industrie pharmaceutique :

Doliprane, Dafalgan, Efferalgan, les génériques du paracétamol, Advil, les génériques d’ibuprofène, Spasfon, Augmentin, les génériques d’amoxicilline, Tahor et Crestor (statines), les médicaments à base de metformine (antidiabétiques), d’omeprazole (contre les ulcères et le reflux gastro-œsophagien), de losartan (antihypertenseurs)…

Autant vous dire que le combat contre le dioxyde de titane est loin d’être terminé et je m’engage à vous tenir informé des actions que nous mènerons dans ce sens.

En attendant, si vous devez prendre un médicament, vérifiez sur la notice qu’il ne contient pas de dioxyde de titane. Si c’est le cas, demandez à votre pharmacien ou votre médecin un médicament alternatif garanti sans dioxyde de titane.

Ce n’est pas toujours possible. Mais cela ne coûte rien de demander.

Jacques Legrand, Alliance Internationale pour la Défense des Médecines Naturelles (AIDMN)
P.S. n°1 : pour connaître les risques des différents additifs alimentaires, voici un lien utile – rendez-vous ici.
P.S. n°2 : au moment où je vous écris ce message, nous avons dépassé les 70’000 signataires de la pétition de l’AIDMN contre la mise à mort des médecines naturelles. Je vous remercie chaleureusement pour votre soutien. De notre côté, nous continuons le combat pour que les revendications que nous partageons soient prises en compte par les autorités de santé : liberté d’utilisation des huiles essentielles, maintien du remboursement de l’homéopathie, reconnaissance du métier d’herboriste et bien d’autres sujets à suivre dans les prochains mois.
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Sources :
[1] https://www.quechoisir.org/billet-du-president-dioxyde-de-titane-finalement-bientot-interdit-n62622/
[2] https://infonano.agirpourlenvironnement.org [3] http://www.inra.fr/Chercheurs-etudiants/Alimentation-et-nutrition/Toutes-les-actualites/E171-un-danger-identifie-chez-le-rat-un-risque-a-evaluer-chez-l-homme

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