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Articles marqués avec ‘végétarien’

Noël ou Nouvel An végétarien : les idées de menu

Qui dit réveillon de Noël, Saint-Sylvestre, fêtes et repas de fin d’année, ne pense pas nécessairement dinde, gibier, foie gras, saumon fumé et crustacés. On peut aussi se régaler avec des plats végétariens ultra gourmands. Voici des idées pour le menu.

Amuse-bouche, entrée, plat principal tout en saveurs et en gourmandise, et pour le dessert, laissez libre cours à vos envies et à votre imagination.

Un apéro vitaminé

• Préparez des chips de légumes et de fruits : mangue, pomme de terre vitelotte, betterave, carotte, patate douce.

• Réalisez des verrines à base de fromage frais ou de chèvre, de soupe de concombre au yaourt et à la menthe fraîche, de caviar d’aubergine, d’oeufs brouillés aux cèpes, de risotto aux asperges vertes, de ratatouille niçoise.

• Prévoyez des bâtonnets de légumes crus servis avec un fromage blanc aux fines herbes.

• Servez des légumes du sud marinés dans de l’huile d’olive.

• Garnissez des toasts d’houmous, de tapenade, de pistou ou de rouille.

Une entrée gourmande

• Des morceaux de polenta revenue sur le gril avec de la truffe fraîchement râpée, du pecorino fondu et un filet d’huile d’olive. Un délice !

• Un potage crémeux : velouté de légumes oubliés, crème de butternut, potage aux châtaignes, soupe alliant carottes, crème, jus d’orange et coriandre fraîche.

• Des champignons garnis de fromage frais à l’ail et gratinés.

• Un tartare de betterave rouge avec des pistaches et de la crème aigre.

• Inspiré d’un smoothie de légumes verts, préparez un « veggie bowl » avec un arc-en-ciel de légumes crus – cuits en guise de garniture et des graines germées ou des graines de chanvre.

N’oubliez pas les sablés de mimolette, les tuiles de parmesan, le cake aux olives et poivrons ou encore une part de tian de légumes du sud ou de tourte à la blette, ricotta et pignons de pin.

Un plat principal riche en saveurs et en couleurs

• Préparez des ravioles de chèvre frais, de ricotta aux épinards ou farcies de purée de courgette – tomate.

• Servez un risotto aux cèpes, à l’artichaut et aux truffes ou une tarte tatin au fenouil et olives noires.

Proposez vos plats accompagnés de salade verte ou composée, de fenouil cru mélangé avec des pommes Granny Smith, ou de morceaux de potiron grillé, sans oublier un écrasé de pommes de terre ou une purée de céleri ou de panais, ou encore un gratin de légumes oubliés.

Le tofu, le quinoa, le quorn et des dizaines de fromages peuvent enrichir vos menus et conférer caractère, goût et originalité à vos plats… sans oublier les épices rares et une profusion d’herbes aromatiques.

Source: Barbara Simon www.passionsante.be

Freegan Pony, le restaurant squatteur

Cette table hors du commun a pris ses quartiers dans un local appartenant à la Ville de Paris, dans le 19e arrondissement. On y sert des plats végétariens pour presque rien car mitonnés à partir d’invendus récupérés au marché de Rungis.

Le ­Freegan Pony peut servir une soixantaine de couverts et compte attirer une clientèle de « bobos et hipsters ».

Un immense espace de 500 m2 bercé par l’écho étouffé des voitures. Du mobilier récupéré chez Emmaüs parsème la pièce principale, organisée autour d’un pylône en béton armé qui soutient le périphérique parisien, place Auguste-Baron (19e arrondissement), porte de la Villette. Au sol, des tapis à motifs multicolores. Dans les fauteuils et canapés discutent des jeunes gens, penchés sur leur assiette. Des bougies et des lampes faiblardes éclaircissent des murs défraîchis ou à briques rouges. A l’autre extrémité, autour d’un plan de travail en verre, surélevé par des palettes en bois, des bénévoles soignent les rôtis de blettes et de fenouil sortis du four, et la crème de banane servie pour le dessert. Depuis le 7 novembre, du vendredi au lundi soir, ce squat à l’allure de parking aménagé abrite le Freegan Pony, restaurant végétarien d’une soixantaine de couverts où les mets proviennent d’invendus du marché de Rungis.

Un maître d’œuvre spécialiste de l’alternatif

Occupant en chef de ce lieu alternatif, Aladdin Charni, 32  ans et squatteur en série, circule entre les tables comme un patron d’établissement. Depuis huit ans, ce Lyonnais d’origine tunisienne réside à Paris sans payer le moindre euro de loyer. « J’aurais les moyens de me trouver un logement, concède l’ancien réceptionniste dans l’hôtellerie de luxe, actuellement sans emploi, mais j’ai besoin de vivre en communauté. » Il s’est transformé en organisateur de « teufs ». Avec ses divers collectifs, il a, ces dernières années, fait danser le Paris underground au Poney Club (ancien abattoir chevalin dans le 15e) ou au Pipi Caca (toilettes publiques désaffectées proches du métro Bonne-Nouvelle, dans le 10e).

Aladdin Charni, 32 ans, a ouvert le Freegan Pony dans un bâtiment de la Ville de Paris servant à entreposer du matériel de voirie.

Lorsqu’en juin il a ouvert ce bâtiment alors rempli de matériel de voirie et appartenant à la Ville de Paris, il a tout de suite songé en faire un restaurant. Lui-même « freegan » – adversaire du gaspillage alimentaire et adepte de la consommation de produits récupérés et gratuits – depuis cinq ans, le barbu brun à queue-de-cheval fait appel à des chefs expérimentés pour ressusciter les fruits et légumes collectés.

Ancien maestro des cuisines de La Mauvaise Réputation (2e), Jérôme Mussy officie régulièrement au Freegan Pony. Il est convaincu par « le zéro gâchis ». Pour lui, un habitué des équipements en Inox et des commis surentraînés, travailler dans un squat avec des bénévoles tient du « défi ». « Il faut redoubler de vigilance avec l’hygiène, prendre soin de produits un peu abîmés, tu ne sais pas ce que cela va donner, c’est ça qui me plaît », décrit le chef de 34 ans, pour l’instant satisfait par les plats concoctés et vendus 2 euros.

Menacé d’expulsion

Comme pour chaque lieu occupé illégalement, une procédure d’expulsion est en cours. Les squatteurs s’emploient à la faire traîner. Un premier jugement aura lieu en février 2016. De son côté, François Dagnaud (PS), maire du 19e arrondissement, dit découvrir la situation : « Sur le principe, nous partageons le combat contre le gaspillage alimentaire. Concernant ce squat, il faut simplement veiller à ce que cela ne se fasse pas au détriment de la sécurité du public et du bon fonctionnement des services municipaux. »

Aladdin Charni s’attend à attirer au Freegan Pony tous « les bobos et les hipsters » avides du dernier concept tendance. Les attentats du 13 novembre ont bien sûr perturbé les débuts de son restaurant. Le lendemain, alors qu’une cinquantaine de clients avaient réservé, seuls une dizaine sont venus. Ce soir-là, le restaurant a servi à manger à 60 migrants, expulsés d’un square près de la gare de l’Est, à cause de l’état d’urgence.

Aladdin veut faire des lieux qu’il « ouvre » des « bulles de liberté » où se côtoient des gens qui ne se seraient jamais rencontrés autrement. « C’est drôle de voir des petites bourgeoises du 16e se mettre à discuter avec des cataphiles [habitués des catacombes] totalement flingués », jubile-t-il.

Freegan Pony, Paris 19e. A retrouver sur Facebook.

Source: lemonde.fr

Resto qui squatte avec les invendus et….végétarien !

Posté par Pacifique FM – Officiel sur dimanche 3 janvier 2016

Alain présente SA SOLUTION contre le réchauffement climatique: « Le danger pour notre planète est dans nos assiettes »

Alors que les chefs d’Etat mondiaux sont réunis à Paris dans le cadre du sommet sur le climat COP21, Alain, un des nos internautes, a tenu à rappeler l’élément majeur qui, selon lui, met en danger la survie de la planète. « La principale cause du réchauffement climatique se trouve dans notre assiette », dénonce-t-il.

Il y a quelques décennies, au milieu du siècle passé, certains médecins conseillaient à leurs patients stressés de fumer. Ils étaient peu nombreux, par contre, à dénoncer les dangers du tabac à une période où les publicités pour les cigarettes coloraient les rues des sociétés occidentales, bercées par un vent d’euphorisme d’après-guerre.

Pour certains observateurs, dont bon nombre d’intellectuels, scientifiques et organisations internationales, le parallèle avec la consommation de viande actuelle tient tout à fait la route. Sauf que dans ce dernier cas, outre les conséquences sur la santé humaine, les répercussions sur l’environnement sont catastrophiques.
« La viande sera considérée comme un produit tabou »

Alain, végétarien depuis 40 ans, a publié un article au titre révélateur dans le dernier numéro du journal du Yoga. « Le végétarisme: clé de la survie de la planète ». Grand voyageur, il a observé de nombreuses sociétés, principalement en Asie. Son constat est sans équivoque. Selon lui, la viande sera, plus tard, un produit controversé, comme le tabac. « Dans le futur, la viande sera considérée comme un produit tabou, absolument. On est en train de détruire complètement notre planète. La cause principale de la destruction de notre planète est dans nos assiettes, et aussi dans les assiettes de tous ces messieurs qui se réunissent pour le moment à Paris dans le cadre du sommet pour le climat COP21« , a-t-il dénoncé via notre page Alertez-nous.

Dans son article, Alain tient par ailleurs à mettre en exergue le fait que les participants au COP21 se trompent sans doute de cible. « Si tous les Français arrêtaient de consommer de la viande pendant une journée, (…), cela équivaudrait à retirer cinq millions de voitures de la circulation. Il faut savoir que la production d’un kilo de viande de bœuf produit autant de gaz à effet de serre que si nous roulions avec une voiture diesel sur 230 kilomètres« , écrit-il.
Il est vrai que certains chiffres donnent le vertige:

  •  La production d’un kilo de boeuf nécessite 15.000 litres d’eau
  • Il y a 1,4 milliard de vaches sur Terre, soit cinq fois plus qu’en 1950. Ces bêtes accaparent 60% de la production mondiale de céréales, alors que près d’un milliard d’humains souffrent de malnutrition
  • L’élevage est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, contre 16% pour la production industrielle et 14% pour les transports
  • Un végétarien consomme en moyenne 180 kilos de céréales par an. Pour un consommateur de viande, ce chiffre bondit à 930 kilos
  • Notre consommation de viande est passée de 30 kg par personne et par an en 1920 à plus de 100 kg aujourd’hui
  • Avec la superficie nécessaire pour nourrir un carnivore, on peut nourrir vingt végétariens

Ces données, prises en vrac, ne démontrent peut-être pas au commun des mortels l’ampleur de l’impact environnemental des élevages. Mais un élément ne peut pas être ignoré, et dénonce l’absurdité du système: toute cette production de viande est majoritairement destinée  à quelque 10% de la population, les plus riches. Et si cela affame la planète, ce régime détruit aussi la santé de ceux qui l’adoptent. On observe ainsi une recrudescence des maladies de « biens nourris », telles que les accidents cardiovasculaires, le diabète ou l’obésité. « Il y a des lobbies très importants et puissants de la production de la viande. Ils veulent nous faire croire que la viande est indispensable pour rester en bonne santé, alors que le soja contient des protéines bien meilleures pour la santé que celles de la viande« , insiste Alain.
« Il n’y a pas encore de gastronomie végétarienne très élaborée »

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Alain ne prône pas du tout un changement radical des mentalités. Il pense que l’évolution va venir au fur et à mesure. Une adaptation lente qui permettra aux êtres humains de remplacer correctement les valeurs nutritives de la viande de façon adéquate. S’il estime cet aspect-là « facile », il pense malheureusement qu’un autre élément pourrait poser plus de difficultés: apprendre à ne plus consommer de viande, tout en prenant plaisir à manger. « Il ne faut pas de dogmatisme. Il faut progresser doucement. On ne demande pas aux gens de devenir végétarien du jour au lendemain, mais de petit à petit manger moins de viande. Si on peut arrêter de manger la viande totalement, alors il faut le faire, mais il faut veiller à remplacer la viande par des aliments qui soient bons. Bons d’un point de vue nutritif, ça ce n’est pas compliqué. Mais aussi bons au niveau du goût. Et ça c’est une difficulté, car il n’y a pas encore de gastronomie végétarienne très élaborée« , regrette-t-il.
L’éthique… avant l’écologie

Si l’écologie et la santé sont régulièrement utilisées pour sensibiliser les consommateurs aux excès de viande, c’est pourtant une tout autre raison qui a poussé notre témoin à opter pour le végétarisme. « J’ai choisi de devenir végétarien à partir d’une certaine éthique: le respect de la vie, sous toutes ses formes. Nous choyons nos petits chats et nos petits chiens. Mais à côté de cela nous mangeons les petits cochons, les petits lapins et les petits moutons. Il y a là une contradiction. Or, selon moi, on peut très bien vivre heureux en respectant la vie des créatures qui nous entourent« .

Ce n’est que plus tard que l’aspect écologique de son choix de vie est venu se greffer à ses convictions. « C’est sûr que quand on voit que la production d’un kilo de boeuf demande 15.000 litres d’eau. C’est un gâchis épouvantable à une époque où l’eau devient une denrée de plus en plus rare. On demande aux citoyens de ne plus gaspiller de l’eau alors les producteurs de viande et les agriculteurs qui produisent des céréales pour nourrir les animaux en utilisent des millions chaque jour« , s’insurge-t-il.

 

Einstein, le précurseur: « En choisissant le végétarisme, on sera à la fois heureux et paisible »

Et des intellectuels qui militent pour le végétarisme, il y en a beaucoup, dont l’un des plus célèbres. « Je pense que les transformations et les effets purificateurs d’un régime végétarien sur l’homme sont très bénéfiques à l’espèce humaine. Par conséquent, en choisissant le végétarisme, on sera à la fois heureux et paisible« , a ainsi déclaré Albert Einstein, physicien allemand, Prix Nobel en 1922. « Beaucoup de grands penseurs et scientifiques, comme Léonard De Vinci, Darwin ou Einstein, ont eu l’intelligence de devenir végétarien. Je pense que c’est une question d’évolution. Une évolution de la pensée« , souligne Alain.

Source : rtl.be  ArnaudRTLinfo

Changez vos habitudes alimentaires et sauvez la planète.

Posté par Pacifique FM – Officiel sur vendredi 4 décembre 2015

Demain, tous végétariens ?

Ce régime, qui exclut viandes et poissons tout en conservant œufs et lait, peut offrir une alimentation équilibrée.

1 à 4 % : c'est le taux d'Européens et d'Américains du Nord se déclarant végétariens (2/3 de femmes). La France compte 2 à 3 % de pratiquants. © Creative Commons
1 à 4 % : c’est le taux d’Européens et d’Américains du Nord se déclarant végétariens (2/3 de femmes). La France compte 2 à 3 % de pratiquants. © Creative Commons

Article extrait du mensuel Sciences et Avenir n°825 disponible en kiosque jusqu’au 1er décembre 2015. En savoir plus via l’encadré en bas de page >>

Éliminer de son alimentation toute nourriture provenant d’animaux morts. Longtemps perçu comme excentrique et marginal, le végétarisme suscite un intérêt croissant. Les rayons cuisine, bien-être ou société des librairies abondent désormais en ouvrages consacrés à ce régime qui exclut viandes et poissons, tout en conservant œufs et produits laitiers, contrairement au végétalisme. Le végétarisme est même considéré par certains comme une réponse possible à la question de la laïcité dans les assiettes, comme en témoignait une tribune dans le quotidien Le Monde en mars 2015 où sept personnalités réclamaient une alternative végétarienne dans les cantines scolaires.

Que de chemin parcouru pour ce régime dont les adeptes ont longtemps été considérés comme des « babas cools » affaiblis et pâlots ! « Jusqu’à récemment, les recommandations des nutritionnistes ont bien ancré dans la croyance populaire que la viande serait irremplaçable car elle donnerait “des forces” », estime Anne Jankéliowitch, ingénieure de l’alimentation dans son livre « Végétariens : le vrai du faux » (1). Aujourd’hui, le végétarisme est davantage pris en considération. « Tout se passe un peu comme si le temps avait donné raison aux végétariens », analyse Laurence Ossipow, sociologue et auteure de nombreux travaux sur le végétarisme (2). Nombre de ses pratiques et motivations philosophiques — respect de la vie animale, répartition plus équitable des ressources, gestion plus économe de la nature — sont désormais valorisées. Mais ce régime convient-il vraiment aux omnivores que nous sommes ?

L’alimentation végétarienne est globalement équilibrée

La pratique la plus répandue relève des habitudes dites ovolactovégétariennes qui éliminent de l’alimentation tout élément carné ou provenant d’animaux morts (viandes et poissons), y compris les graisses, les bouillons, les sauces. Les produits tirés de l’activité des bêtes vivantes (miel, œufs, produits laitiers) sont en revanche admis. De l’avis des nutritionnistes, il s’agit d’une alimentation équilibrée si des légumineuses (lentilles, haricots secs…), sources de protéines, et des oléagineux (noix, graines, huiles…), sources d’acides gras essentiels, sont associés aux céréales et aux légumes consommés quotidiennement. Il se distingue donc du végétalisme ou « véganisme » qui bannit tous les sous-produits animaux, pratique radicale critiquée par les experts en nutrition.

Elle subvient à nos besoins en protéines, tant en quantité qu’en qualité

Les protéines fournissent neuf acides aminés indispensables à l’organisme (formation des os, de la masse musculaire, défense de l’organisme) mais que le corps n’est pas capable de synthétiser. L’idée que les protéines végétales seraient « incomplètes » a fait long feu. Des données fiables (3) ont montré que les protéines végétales fournissent l’ensemble des acides aminés essentiels à condition de pratiquer la complémentation protéique. Autrement dit d’associer les légumineuses (en moyenne 18 g de protéines aux 100 g) à des céréales (12 g aux 100 g) ou des fruits oléagineux et des graines (15 à 20 g aux 100 g). Ces sources complémentaires doivent idéalement être fournies au cours du même repas, en associant par exemple les lentilles au riz ou les pois chiches à la semoule. Par ailleurs, les protéines de l’œuf possèdent tous ces acides aminés essentiels dans des proportions équilibrées. Deux œufs de 60 g fournissent 15 à 16 g de protéines, soit l’équivalent d’un steak ou d’un filet de poisson de 100 g.

Réduire sa consommation de viande rouge est bénéfique pour la santé

Le végétarisme va dans le sens des campagnes nutritionnelles qui tentent d’imposer une plus grande consommation de fruits, de légumes et de céréales et une baisse de la consommation de viande rouge qui, en France, a triplé en 70 ans. La vaste étude Epic menée sur 521 000 individus depuis quinze ans a montré que les sujets qui mangent le plus de viande rouge (plus de 160 g/j) ont un risque significativement plus élevé de contracter un cancer du côlon que ceux qui en consomment moins. Des résultats publiés en 2013 estimaient ainsi que 3,3 % des décès survenus dans la population étudiée auraient pu être évités par une consommation de viande inférieure à 20 g/j (4). En revanche, les études ne montrent pas de différences significatives entre les végétariens et les petits consommateurs de viande, proche du régime crétois ou du « flexivégétarisme ».

Œufs et produits laitiers sont de bonnes sources de nutriments

La vitamine B12, indispensable à la formation de l’hémoglobine du sang, est quasi absente des plantes mais présente dans le lait et les œufs. Quant au fer et au calcium, s’ils sont bien présents dans les végétaux (les légumineuses sont de bonnes sources de fer et le thym et la cannelle contiennent 10 fois plus de calcium aux 100 g que le lait), leur biodisponibilité demeure mal connue. Pour l’heure, les recommandations françaises sont donc de consommer des produits laitiers et des œufs pour couvrir ces besoins, en particulier chez l’enfant et l’adolescent à qui le régime végétalien reste vivement déconseillé. Enfin plusieurs études récentes ont montré que les végétariens souffrent d’un déficit en EPA et en DHA, les deux formes actives des oméga 3 fournies par les animaux marins (5). Or ces acides gras essentiels peuvent être apportés de façon indirecte par certains végétaux (noix, huile de colza, graines de lin) riches en ALA, le précurseur végétal de l’EPA et du DHA. En revanche, la prise de compléments alimentaires à base d’oméga 3 n’a pas fait la preuve de son efficacité.

Source: sciencesetavenir.fr

 

Végétariens ? le devenons-nous ?

Posté par Pacifique FM – Officiel sur lundi 9 novembre 2015