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PO Delannois interroge le Ministre Vandeput sur les propos tenus par la Ministre Marghem sur l’avenir des casernes à Tournai

Hier matin, en commission de la Défense nationale, Paul-Olivier Delannois a interrogé le Ministre NVA Steven Vandeput sur les propos tenus par la Ministre Marie Christine Marghem à propos de l’avenir des quartiers militaires de Tournai lors d’un débat télévisuel sur Notélé.

Paul Olivier delannois parlement

Question de M.Paul-Olivier Delannois au ministre de la Défense, chargé de la Fonction publique, sur « l’avenir de l’activité militaire à Tournai

Paul-Olivier Delannois (PS): Madame la présidente, monsieur le ministre, je me permets de revenir vers vous suite à des propos qui ont été tenus par la ministre Marie-Christine Marghem, lors d’un débat sur le plateau de Notélé, la télévision de Wallonie picarde, sur le sujet de la rationalisation des casernes.

Lorsque le sujet des quartiers militaires a été abordé, la ministre a expliqué – je cite – qu’ « à travers toutes ces restructurations, il y a une considération linéaire qui consiste à dire que, par province, on ne va garder qu’une implantation. Et le SHAPE, se trouvant évidemment un peu plus loin du côté de Cambron-Casteau, fait figure d’implantation qui devrait pouvoir prédominer dans ce jeu-là. »

Elle poursuit en indiquant que s’il y a exécution radicale d’un plan qui ferait en sorte que Tournai perde ses fonctions fédérales, elle veut négocier des contreparties. « Je veux », dit-elle, « qu’il y ait un geste qui soit fait par la Défense par rapport aux bâtiments et par rapport à des fonctions qui pourraient être créées, peut-être pas dans ces bâtiments mais pourquoi pas dans ceux-là, au niveau de la présence militaire à Tournai. »

Monsieur le ministre, quand j’entends ce que dit votre collègue, il semble que le transfert de l’activité militaire de Tournai vers la Flandre soit déjà quasi joué. Confirmez-vous les propos de la ministre Marghem? Êtes-vous déjà en train de discuter des contreparties qui seraient octroyées à Tournai en cas de départ de l’activité militaire?

Steven Vandeput, ministre: Madame la présidente, monsieur Delannois, je vous ai déjà répondu lors de la commission de la Défense du 21 septembre et j’ai dit que la future répartition géographique de la Défense tiendra compte de la vision stratégique, de l’accord de gouvernement, de l’équilibre nord-sud et d’autres équilibres à respecter, du bien-être du personnel et du résultat des négociations politiques.

Cela aura bien entendu un impact sur l’avenir des quartiers. Concrètement, l’avenir des quartiers de Tournai, c’est-à-dire Ruquoy et Saint-Jean, tout comme celui des autres, sera donc connu après les négociations politiques. Toute conclusion est donc prématurée tant que le gouvernement n’a pas marqué son accord sur un plan d’implantation géographique.

Paul-Olivier Delannois (PS): Monsieur le ministre, vous parlez de répartition nord-sud alors que votre collègue parle de répartition par provinces. Il y a quand même une chose que vous n’avez pas rectifiée dans les propos de votre collègue (mais je suppose que vous assistez aux mêmes réunions et qu’il n’y a pas d’électricité dans le gaz entre vous): elle parle de la représentation par province au niveau de la défense nationale du SHAPE.

Je ne suis pas un spécialiste militaire mais je pensais au moins que vous alliez me reprendre dans ma question ou, en tous cas, reprendre votre collègue et demander ce qu’elle raconte: le SHAPE, ce n’est pas la Défense nationale. Il faut les chercher, les liens entre la Défense nationale et le SHAPE. Donc, essayer de nous faire avaler ensuite que, comme il y a le SHAPE dans la région, on aura une représentation des casernes dans la province, est un peu gros. Je vous assure qu’il faudra avoir quelques arguments pour me le faire avaler.

Nous étions hier le 15 novembre et vous imaginez que je suis passé à la caserne Ruquoy à Tournai. Je vous invite à y retourner peut-être, bien que vous m’ayez dit y être déjà allé, pour voir ce qu’on a fait dans cette caserne en termes d’investissements. En francs belges, je pense qu’on parle pratiquement d’un milliard 300 millions, pour se dire que demain, nous allons peut-être partir à Peutie où, les investissements sont seulement à faire.

Il faudra peut-être un jour nommer des administrateurs provisoires pour gérer les biens de l’État! Quoi qu’il en soit, pour me faire croire que le SHAPE va représenter la province du Hainaut, il faudra trouver d’autres arguments.

CASERNE RUQUOY-TOURNAI: COURRIER DE RUDY DEMOTTE AU MINISTRE DE LA DEFENSE STEVEN VANDEPUT

Objet : Avenir de la Caserne Ruquoy à Tournai
rudy demotte
Monsieur le Ministre,

Depuis près de deux ans, l’avenir de la Caserne Ruquoy à Tournai est incertain. A de multiples reprises, vos prédécesseurs et vous avez été interpellés sur le maintien ou non d’une activité militaire à Tournai mais aucune réponse précise n’a été formulée. Les récentes déclarations dans la presse ou au sein du parlement ont accru mon inquiétude. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à être extrêmement inquiet : le personnel militaire l’est aussi, c’est légitime.

La présence militaire à Tournai est historique : elle remonte à 1830. Aujourd’hui encore, vous le savez plus de 400 militaires sont attachés à notre caserne tournaisienne qui est aussi un centre de formation logistique reconnu, intégré au centre de compétence Appui. Plus de 200 familles de militaires vivent ici. Notre ville accueille chaque année plusieurs milliers de militaires venant suivre des formations résidentielles à la Caserne Ruquoy.

La caserne a été adaptée, rénovée et participe activement à l’économie de notre région : la fermer porterait un coup majeur au dynamisme économique de la Wallonie picarde, mais également à l’essence même de notre pays. La caserne Ruquoy est la dernière caserne bilingue de Belgique.

Monsieur le Ministre, permettez-moi de vous réaffirmer avec force ma volonté d’un maintien de l’activité militaire à Tournai.
Dans l’attente de votre réponse que j’espère favorable, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.