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A la rencontre de Maxime Ginolin alias MagiCJacK

Interview du créateur du court-métrage « Le Jugement »

Double Face

J:Peux-tu m’expliquer en quelques mots qui est Maxime Ginolin ?

M: Eh bien, c’est moi. J’ai commencé des études en psychologie que j’ai arrêtées pour partir sur des études de réalisateur-metteur en scène. J’ai obtenu mon diplôme il y a deux ans. Actuellement,  je travaille également en tant que auteur-compositeur, interprète et acteur.

J’ai toujours travaillé la musique en autodidacte. En plus de mes albums et vidéo clips, j’en ai aussi composé pour les groupes dans lesquels j’ai joué, des courts métrages et un jeu vidéo.

J’ai intégré l’activisme pour la cause animale dans mon travail depuis que je suis devenu végétarien.

J:Depuis combien de temps es-tu vegan ?

M: Depuis à peu près 5 ans.

J:A quel moment as-tu eu le déclic d’être végétarien et puis vegan ?

M:Je suis devenu végétarien après avoir vu « Earthlings ».

J:Dont tu as fait la version française:

M:Oui, j’ai eu le privilège que le réalisateur m’ait choisi pour cette version.

Et je suis devenu vegan après avoir vu le discours de Gary Yourofsky :

J:A quel moment as-tu eu l’idée du personnage de MagiCJacK ?

M: Il a commencé à naître dans ma tête en 2009-2010.

Et il a pris complètement vie en 2011, quand j’ai commencé à sortir l’album « Dawn of New Age », notamment avec les chansons  « I am MagiCJacK » « We’ve got the power » et « Illuminati Dance ».

En fait, j’ai deux carrières différentes. Il y a la mienne et celle de MagiCJacK.

MagiCJacK a sa propre entité, sa propre vie, ses propres chansons, son propre univers, sa propre manière d’être et de voir la société.

Par la suite la carrière de MagiCJacK a pris une tournure un peu plus cinématographique avec « Le Jugement ».

 

J:Peux-tu m’expliquer qui est MagiCJacK, ses influences ?

M: Avant tout, MagiCJacK n’est pas un humain. C’est un extraterrestre qui vient de la planète MagiCJacK Land. C’est une planète où il n’y a que des parcs d’attractions, des potagers et plein d’autres surprises :D héhéhé.

C’est un personnage qui peut créer différentes réalités, changer de morphologie quand il le souhaite. Il peut prendre la forme qu’il veut tout en conservant ses attraits.

C’est un aspect qu’on va davantage développer dans les futurs projets.

Quant à ses influences, c’est un mélange de Ace Ventura, The Mask et le génie dans Aladdin. Graphiquement, au niveau du faciès, il a été inspiré de « The Crow » et du Joker. Pour ce qui est des rayures dans le cou, de Beetlejuice.

Il y a aussi un peu d’Alex, du film Orange Mécanique, avec le rajout du sourcil inversé. Les 3 barres qui lui griffent l’œil sont une référence aux dinosaures car je suis un grand fan de Jurassic Park.

MagiCJacK ne se maquille pas, il est né comme ça.

(c) Guillaum Gibault

J:Pour MagiCJacK, c’est toi qui as tout décidé ou des personnes t’ont aidé pour créer le personnage ?

M:C’est extrêmement intime, il n’y a personne d’autre que moi dans le coup. Ça s’est vraiment passé qu’entre lui et moi.

J:Est-ce que MagiCJacK et Maxime Ginolin pensent et réagissent de la même façon ?

M: Pas du tout. On va dire que MagiCJacK est beaucoup plus impulsif que moi, et surtout, il a des pouvoirs.

Il va plus montrer l’horreur de ce monde  en l’interprétant à sa manière.

Tu le vois souvent interpréter des méchants, mais au final, c’est un personnage qui est juste le miroir de notre espèce.

C’est d’ailleurs pour ça qu’il n’est pas humain, pour qu’il y ait cette distanciation par rapport à ce qu’on est. Parce que si on regarde bien, on est les seuls juges de nous-mêmes.

Moi, je suis plus torturé que lui. Je suis dans une veine plus sombre, plus dramatique, plus grunge aussi.

MagiCJacK est plus ironique. Sa méthode, c’est l’humour.

La mienne, c’est la mise à nu de l’horreur que je vois sans concession.

Dans mon futur album, je vais à nouveau partir sur mes sujets de prédilection avec autant d’engagement, mais avec beaucoup plus de violence cinématographique.

J:Ta musique et celle de MagiCJacK sont différentes, y a-t-il une raison ?

M: Absolument, et je ne peux pas diriger MagiCJacK, il fait ce qu’il veut.

La musique de MagiCJacK fait plus penser à de la comédie musicale mélangée avec un peu de Danny Elfman, qui est le compositeur de Tim Burton. C’est donc un univers apparenté au film d’horreur/fantastique, avec un peu Jerry Goldsmith (les musiques des Gremlins) où on mélange un peu de métal et un peu de rock.

Tandis que sous mon nom, on est dans un univers très grunge, très musique de films, mais plus nature, plus pur, moins glauque et surtout avec des influences tribales au niveau des percussions.

J:Par rapport au court-métrage « Le Jugement », comment en as-tu eu l’idée ?

M: J’ai eu l’idée parce que j’étais exténué de voir les mêmes arguments minables revenir sur la table, que ce soit dans les débats, les repas de famille, les forums, etc..

J’ai voulu trouver un moyen divertissant accessible à tous de dire ce qui me tenait à cœur par le biais cinématographique. En plus, ça tombait bien, parce que j’étais en train de faire mon projet de fin d’année pour mes études de réalisation. Il fallait que je fasse un court-métrage.

Je suis donc parti sur un concept totalement hors-norme que même l’école a trouvé trop ambitieux. J’allais me casser la gueule…

On a eu plein de soucis sur le tournage, mais finalement j’ai réussi à le terminer après 5 mois de travail et un Burn-out :D .

J:Et peux-tu nous expliquer le déroulement de la concrétisation de ce court-métrage ?

M: J’ai écrit le film pratiquement d’une traite. Je me suis imaginé une conversation avec quelqu’un qui ne connaissait absolument pas le sujet et qui, en fait, me ressortait le même discours du lobbying de l’agro-alimentaire. Donc, ça a été très simple et ça s’est fait très vite.

Dans le jugement, ce n’est pas un consommateur qui est attaqué, mais un lobbyiste, parce que c’est lui qui ment aux gens. C’est lui qui leur raconte des mensonges, qui finance des fausses études pour prouver aux gens que telle ou telle consommation leur est indispensable.

C’est ce personnage qui est coupable à mon sens et qui symbolise notre système. Il est une métaphore de l’idéologie spéciste.

C’est ça le vrai souci dans notre société. On lutte contre des gens sans prendre conscience que ceux-ci ont subi un lavage de cerveau par une éducation régie par un système de valeurs patriarcales, misogynes, racistes, homophobes, spécistes, etc., et que ce n’est pas forcément l’individu en lui-même qui est mauvais, mais l’idéologie qu’on lui a inculqué.

J:Et le fait de le refaire en anglais, ça n’a pas été trop dur ?

M:Je l’ai projeté l’été dernier à Los Angeles, lors de « The Animals Rights National Conference ».

C’est là-bas que j’ai rencontré une coach vocale qui m’a dit que ce film était vraiment génial, mais qu’il fallait qu’on le sorte en anglais, parce que le sous-titrage ne fonctionne pas aux Etats-Unis.

Je suis retourné à Los Angeles, il y a 2 mois et demi pour le projeter au « World Vegan Summit », un autre festival vegan aux Etats-Unis. Il a fait un carton quand bien même il était sous-titré en anglais.

Donc, je suis parti en studio pendant 3 jours. On a pris un acteur américain pour doubler David Carniste.

Pendant les 7 mois précédant l’enregistrement, la coach et moi même avons travaillé à raison de 4 à 5 fois par semaine et 5 à 6 heures de travail par jour, j’ai dû apprendre le texte en anglais, travailler la prononciation, l’accent, pour pouvoir arriver à doubler MagiCJacK en version américaine.

J’ai eu aussi l’appui de Philip Wollen, un très grand conférencier australien connu dans le monde de l’activisme animal. C’est vraiment quelqu’un que je respecte de tout mon cœur. Il a adoré le film et va soutenir sa sortie en version anglaise.

J:Quand penses-tu que ta série « The Earth Dragon » va pouvoir être lancée ?

M:Pour l’instant, on est sur la pré-production du teaser, c’est-à-dire qu’on a commencé à démarcher des producteurs.

On a fait une scène prototype qui n’est pas encore sortie sur internet. Cette scène n’a été tournée que pour les producteurs afin qu’ils aient une idée de ce qu’allait donner la série qui ne verra pas le jour avant 2016.

J:Comment as-tu eu l’idée pour « The Earth Dragon » ?

M: J’ai toujours été fasciné par l’univers des super héros. Donc, c’est beaucoup inspiré des univers de Batman, The Crow, Snake Plissken et Robocop. Il y a le côté d’une société totalement déviante et tarée qui est en train de tout pulvériser, où il y a un taux de criminalité de fou parce que la politique est totalement corrompue. La drogue est partout, les femmes sont vendues commes esclaves sexuelles. C’est une série où je vais  vraiment aborder la plupart de mes thèmes de prédilection.

J: Et quel est le synopsis de la série ?

M: C’est l’histoire du Dragon de terre, un personnage qui évolue à Creepy Town, une ville refuge pour des millions de personnes venues d’un peu partout de la planète pour fuir la destruction de l’environnement.

Ça se passe dans un futur proche, où on a pulvérisé les ressources sur la Terre et donc, il y a d’énormes flux de population qui viennent se concentrer dans une sorte de mégalopole. C’est un univers post-apocalyptique.

Il ne reste plus grand-chose en termes de formes de vie. Tout se concentre sur l’industriel. On a toujours la problématique de l’élevage intensif, de la nourriture industrielle…

Le personnage de « The Earth Dragon » est une sorte de héros très sombre qui est là pour rééquilibrer les forces et tenter de délivrer cette ville de la corruption.

C’est une série très mystique. On aborde la spiritualité très influencée des tribus et des philosophies anciennes.

© Laetitia Orsini Photography All rights Reserved 2015 MagiCJacK Production

J: As-tu d’autres futurs projets ?

M: La série télévisée avec MagiCJacK. On est en train d’y travailler. Les premiers scénarios sont déjà écrits.

On est en démarchage de production pour arriver à la produire cette fois avec des moyens de qualité.

Et il y a également mon deuxième album sous mon nom “Evolution Or Extinction”. Je reprends de zéro. Je repars avec une nouvelle formation de musiciens, avec comme objectif de gros concerts beaucoup plus rock et incisifs, avec d’énormes shows.

En parallèle, je réaliserais probablement en 2016 un court métrage sur les enfants talibés au Sénégal. C’est une cause qui me touche profondément, où des milliers d’enfants sont victimes de violence et d’exploitation.

J: Peux-tu nous dire les rencontres les plus marquantes que tu as faites et pourquoi ?

M: La rencontre la plus marquante que j’ai eue, c’était au Gabon, au fin fond de la jungle, lorsque je produisais mon clip sur le trafic d’espèces “Make The Connection”. J’ai rencontré un des derniers chefs Pygmées. Il était anéanti parce qu’il voyait que son peuple était en train de mourir, détruit par la société moderne. Et surtout, il était aux premières loges pour constater que ça allait de pire en pire et qu’on se dirigeait vers notre perte, avec la déforestation et l’extinction massive des espèces. Cela m’a énormément troublé et peiné.

J’ai une interview avec lui, mais elle ne sortira pas avant quelques temps, parce que je vais l’inclure dans un documentaire sur lequel je travaille intitulé « A la recherche de l’Humanité ». Ce film ne sortira pas avant 2 à 3 ans, parce que c’est une enquête à mener dans une dizaine de pays. C’est vraiment un film où je pars à la recherche de ce qui fait de nous des êtres doués d’humanité. J’essaye de comprendre l’essence même de notre espèce. Toujours et partout j’entends des choses contradictoires. Donc, j’aimerais comprendre finalement qu’est-ce que l’humanité. Est-ce notre capacité à compatir, à empathir, à partager ?

Et à contrario, l’inhumanité, serait tout l’inverse. Etre humain, c’est peut-être le prochain stade d’évolution de notre espèce.

Il y aussi Anne-Marie Cadioux, une prof agrégée de philosophie, qui m’a pris sous son aile à l’extérieur du système scolaire quand j’étais en 4ème. J’ai donc commencé la philo plus jeune que dans le système général. Elle m’a éveillé à beaucoup de sujets de société. C’est elle aussi qui m’a fait prendre conscience de l’importance de l’artiste, son devoir d’utiliser son art pour dénoncer des choses. Je lui dois beaucoup. C’était comme une deuxième maman pour moi. Elle est décédée d’un cancer, il y a quelques années, et pour moi, l’humanité a vraiment perdu quelqu’un de précieux et d’incroyable.

J: Est-ce que ton émission radio Fréquence Geek continue ?

M: Non, ça fait un moment que j’ai arrêté.

L’équipe était adorable. Les gens qui m’ont accueilli, je les remercie, ils ont été super. C’est juste que je n’avais plus le temps. Je n’étais jamais là. C’était très compliqué de faire 2 heures d’émission chaque semaine. Pour ne pas toujours faire la même chose, il faut diversifier, inviter des gens.

Le concept était que les gens m’écrivent et que je réponde à leurs questions. Le souci, c’est qu’au bout d’un moment, ça tournait en rond. C’était toujours les mêmes questions, des choses auxquelles j’avais répondu et qu’on pouvait entendre dans les émissions précédentes.

Par contre, je pense qu’à l’avenir, je ferai des interviews filmées dans différents endroits où je me trouverai avec différent(e)s invité(e)s.

J:Est-ce que tu as un ou des messages à passer aux personnes qui suivent Maxime Ginolin et MagiCJacK ?

M: Oui, le premier message que j’aimerais faire passer aux gens, c’est de faire travailler à fond leur esprit critique, leur curiosité, mais aussi développer leur empathie, et se méfier beaucoup d’internet qui regorge de sources bidons, d’articles vaseux, de sites racistes, homophobes, etc..

C’est très important de comprendre aussi que personne n’est parfait, personne n’est pur, et que l’important c’est d’appeler à évoluer. Je dis toujours qu’il faut souligner le positif des gens plutôt que de les écraser sous leurs aspects négatifs.

Je suis pour un savoir gratuit, pour le partage de la connaissance.

J’aimerais aussi dire aux gens qu’ils/elles ont le pouvoir. Ils/elles vivent dans un système totalitaire marchand, un système consumériste, et c’est à eux/elles de se prendre en charge et de comprendre le pouvoir qu’ils/elles ont sur cette société par leur consommation.

Le boycott est une arme puissante qui peut faire plier des multinationales.

Il y a Philip Wollen qui dit dans ces discours, et j’adore ça : « Les armes de destruction massive ne se trouvent pas en Irak ou en Afghanistan, elle se trouve dans les assiettes, et ce sont nos fourchettes et nos couteaux.».

Les gens peuvent regarder ma vidéo « Evolution » (3 :46) dans laquelle j’aborde toutes les solutions qui me tiennent à coeur.

Pour terminer, je vous dirais que la vie est courte. Au lieu de vous prendre la tête pour des choses futiles, rappelez-vous qu’il est justement grand temps de s’entraider, de mettre de côté nos différences pour mieux voir ce qui nous rapproche.

J:Y a-t-il une ou des question(s) que tu aurais aimé que je te pose et que je ne t’ai pas posée(s) ?

M: Non, c’est plutôt cool parce que je trouve que pour une fois, c’est bien. Tu as posé beaucoup de questions sur mon travail artistique et ça, j’apprécie. Très souvent on oublie que je suis artiste avant tout.

Souvent, on me considère plus que comme un activiste qui a pris une guitare, alors que ce n’est pas du tout mon cas. Au lieu de faire une chanson qui va parler de la pluie et du beau temps, je vais faire quelque chose qui conscientise les gens.

 

Source:Blog de Ju

 

Interview de Maxime Ginolin alias MagiCJacK,créateur du court-métrage « Le Jugement »

Posté par Pacifique FM – Officiel sur mardi 27 octobre 2015

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