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Charlie Dupont : un Ellezellois au FIFA

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Récemment sous le feu des projecteurs toute une soirée durant dans son rôle de Maître de Cérémonie des Magritte, Charlie Dupont est en fait un visage qui vous était déjà bien familier.

Damien dans « La Torpille », c’est lui. « Robert » dans « 3 garçons, 1 fille, 2 mariages », c’est lui aussi. Nicolas dans « Septième Ciel Belgique »? Encore lui ! Bonnat dans « Une Soirée – Chez Maupassant », c’est toujours lui ! Vous pensez l’avoir aperçu à la télévision dans « Alice Nevers », « Melting Pot Café », « Panique », « Seconde chance », « Vidocq », « Hard », « Fais pas ci, fais pas ça » ; au théâtre dans « Promenade de Santé » de Nicolas Bedos ; au cinéma dans « Bunker Paradise » de Liberski, « Cineman » de Yann Moix, « Largo Winch 2 » de Jérôme Salle, « Il était une fois une fois » de Christian Merret-Palmair, « Le Père Noël » d’Alexandre Joffre ? Vous avez raison : c’est bien lui… Et l’auteur des capsules « Faux Contact » avec Manu Thoreau ? Oui, oui : c’est Charlie Dupont aussi !

A 43 ans, ce touche à tout eclectique est venu au Festival International du Film d’Amour de Mons (FIFA) avec son épouse Tania Garbarski pour défendre le film « Deux au Carré », dont ils sont l’un des couples phare et dont il est aussi co-producteur. Il nous fait le plaisir d’un regard sur son parcours, son métier, le cinéma belge.

Rencontre.

Charlie Dupont au Fifa

« Quand on a grandi à Ellezelles, on arrive à Bruxelles comme on arriverait à New-York. C’est le même rapport ville – village, rat des villes – rat des champs. Le sentiment du type qui abite à Dreux et qui monte à Paris doit être pareil. A 17 ans, on monte à Bruxelles… une fois que c’est fait on peut tout autant aller jusqu’à Paris, San Francisco, etc.! Le plus dur, c’est de sortir de chez soi, de quitter l’endroit où l’on est né ».

Est-il nécessaire de monter vers la capitale pour percer dans le cinéma ?

« Ellezelles, c’est vraiment petit village. Mais c’est formateur : en fait, Ellezelles…est une excellente école pour quitter Ellezelles ! Entendons-nous bien : je ne renie pas mes racines, au contraire, je sais qu’elles ont nourri ce que je suis aujourd’hui. D’ailleurs, on m‘a fait Chevalier du Ramon ! A l’âge de 4 ans, j’entendais les sorcières hurler car j’habitais tout près de la butte où elles se rassemblaient. C’était un univers étrange et paniquant qui a sans nul doute développé mon imaginaire visuel. Peut-être même mon amour pour David Lynch vient-il de là…

J’ai un rapport à la nature très important, aussi, qui me vient de cette époque. D’ailleurs, dans « Deux au Carré », je fais une impro où je parle de concours de chants d’oiseaux : cela m’est venu des concours de pinsons que j’ai connus alors »

Donc après Bruxelles… Paris ?

Charlie Dupont au Fifa

« J’y suis allé pour tourner « Seconde Chance ». J’ai eu un appartement là-bas. J’en suis revenu, au sens propre comme au figuré. Paris, c’est merveilleux un week-end, une semaine, en

touriste. Pas pour y vivre. Grâce aux nouvelles technologies, on n’a plus besoin d’habiter à Paris pour travailler à Paris. Et s’il faut être présent à un moment ou à un autre, on saute dans un Thalys, et hop ! Quant à ce qui nous est renvoyé de la France pour le moment, ce « j’adore les Belges », on peut tout à fait le cultiver ici… »

C’est un peu l’objectif des Magritte, que d’entretenir « la belgitude » de notre cinéma ?

« Disons qu’enfin il existe une initiative des Belges pour mettre le travail de leurs pairs en lumière !

Charlie Dupont au Fifa

Chez nous, le star system n’existe pas, ce qui

nous donne beaucoup plus de libertés dans nos projets, mais cause aussi un déficit de sentiment de fierté par rapport à nos artistes, dans le chef des spectateurs. Les Magritte ont le mérite de saluer les projets portés par des Belges et de les amener au regard du grand public. Une retransmission de la cérémonie au cinéma et en télévision, comme ça a été le cas cette année, permet de donner quelques points de repères nouveaux aux spectateurs. A creuser encore : comment insufler aux Belges l’envie d’aller voir des films belges… Notre cinéma est riche et pluriel : il vaut le déplacement ! ».

C’est aussi très belge, que de permettre autant d’humour et de second degré dans une cérémonie officielle que n’en revêtait votre présentation…

Charlie Dupont au Fifa

« Assurément. On m’a laissé une carte blanche cadrée par Thomas Gunzing et Samuel Tilmant, déjà à l’écriture lors des cérémonies précédentes. J’ai reçu quelques fleurs, que j’ai acceptées avec grand plaisir ! Et quand les frères Dardenne et Pierre Richard m’ont félicité en même temps, j’ai ressenti comme une émotion paradoxale… j’attends avec impatience qu’ils me proposent un rôle… ! Je l’ai vécu comme une expérience très intéressante, car différente : j’ai pris la parole « en tant que moi » et non en tant que comédien. Et je me devais d’être performant à deux niveaux : pour la salle et pour la télévision ».

Cette liberté, ce côté décalé, on le retrouve aussi dans votre film, « Deux au carré »…

« C’est une comédie populaire. J’en suis très content car c’est un genre très peu développé dans le

cinéma belge. On s’est aussi fait l’écho d’une certaine nostalgie, chez les Français, de l’époque des Audiard, des Bronzés, etc. C’est une co-production Belgique – France. Nous, on n’a pas eu peur d’assumer qu’on aimait cela aussi, les comédies romantiques déjantées et les film de potes. C’est l’énergie qui a porté ce film. On « y est allé ». Par exemple, les scènes de train ont été tournées en temps réel, durant les 5h de notre trajet vers Cannes, lieu principal de l’intrigue. On a obtenu l’autorisation de tourner dans l’hôtel à une période touristique creuse, et on a logé dans ces mêmes chambres qui nous servaient de plateau…En Belgique, on fait de l’artisanat, on ramène un petit film, c’est « Mc Giver Production »!  »

Charlie Dupont au Fifa

Charlie Dupont au Fifa

Sans déflorer le film, l’on peut dire que « Deux au Carré », c’est un homme, une femme… un homme, une femme…

« Oui, voilà : deux couples. L’un, de gentils provinciaux. L’autre, de gentils « people » : une présentatrice météo et un ex-footballeur. Chacun s’en va passer un weekend en amoureux à Cannes. Dans le train, le premier couple reconnaît forcément le second… et ne le lâche plus. Mais les choses ne sont pas forcément celles que l’on croit… On n’a pas vu la dernière version images du film. Nous allons la découvrir ce soir, en même temps que le public, au Théâtre de Mons. Et voir si les gens rient… ou pas… On est un peu inquiet, et très impatient ! ».

Une inquiétude qui sera vite aplanie. Le soir de la projection, des aplaudissements nourris et des spectateurs debout ont accueilli cette charmante comédie bien dans l’air du temps. Un film que l’on vous invite donc à aller voir dès sa sortie… avec la fierté de vous dire « c’est du Belge » !

« Deux au Carré »

Production : Les Enfants Terribles

Scénario : Fanny Desmares

Réalisation : Philippe Dajoux

Interprétation : Charlie Dupont, Tania Garbarski, Olivier Sitruk, Elodie Frenck, Arthur Jugnot.

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