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Madame la Maire de Calais répond à Marine Le Pen sur situation de Madame Nadine Guerlach

La Mairie de Calais nous informe de la situation réelle de madame Nadine Guerlach suite aux articles parut dans la presse :

La presse et les réseaux sociaux ont évoqué la situation de Madame Nadine Guerlach, résidant au 99 chemin des dunes à Calais. De nombreuses précisions doivent être apportées devant une manipulation évidente des faits à but électoral.

nadine guerlach youtube

Dans la presse du jour, il est mentionné un « avis d’expulsion ». Il s’agit là d’une lourde erreur sémantique. Un « avis d’expulsion » est une décision de justice prononcée à l’encontre d’un locataire n’ayant pas respecté ses devoirs. En l’espèce, la Ville de Calais n’a pas engagé de procédure judiciaire à l’encontre de Madame Guerlach, par conséquent aucune décision de justice ne peut avoir été rendue. S’exprimer sur un sujet aussi sensible implique d’être précis sur le sens des mots pour respecter les faits.

Pour comprendre la situation il convient d’établir l’historique des faits. La Municipalité s’y était refusée jusqu’à ce jour pour préserver l’intimité de Madame Nadine Guerlach et éviter la polémique.

Depuis le 1er octobre 1988, Monsieur Marceau Guerlach a été locataire de la Ville de Calais pour une maison à usage d’habitation ainsi que des dépendances situées au 99 chemin des Dunes. Après le décès de Monsieur Guerlach, un avenant a été passé à la convention pour permettre à Madame Guerlach de rester dans la maison.

Il est important de bien noter que la Ville de Calais s’est rendue propriétaire de cette maison en 1988 en prévision de la création de la Zone des Dunes. Monsieur et Madame Guerlach ont alors sollicité la Ville de Calais pour rester temporairement dans cette maison, jusqu’au moment où la Ville de Calais aurait besoin de récupérer son bien. C’est ainsi qu’une « convention d’occupation précaire » a été conclue entre la Ville de Calais et les époux Guerlach. Cette convention ne constitue pas un bail classique et mentionne expressément que « Monsieur Guerlach s’engage à libérer les lieux dans le mois où la Ville de Calais le mettra en demeure de le faire par lettre recommandée avec accusé de réception ». Le loyer extrêmement modéré demandé par la ville, qui s’élève à ce jour pour information à 268.80€/mois, constitue la contrepartie du caractère précaire de la convention.

Monsieur et Madame Guerlach ont donc bénéficié depuis 1988 d’une habitation pour un loyer extrêmement modéré qu’ils avaient accepté de quitter dans le mois où la ville le leur demanderait.

Par courrier en date du 25 mars dernier, Monsieur Régnier, gendre de Madame Nadine Guerlach, époux de Madame Sarah Guerlach, a sollicité la Ville de Calais pour procéder à l’achat de la maison. La Ville de Calais a décliné compte tenu de la destination de démolition de la maison qui avait prévalu à son achat en 1988. Les services de la Ville se sont alors aperçus que Monsieur Régnier avait établi son entreprise de démolition sur les lieux. Des engins de chantier ainsi que des matériaux ont pu être stockés sur le terrain attenant à la maison. La convention ne permet pas d’avoir une d’activité professionnelle sur les lieux. Par courrier du 18 mai 2015, la Ville de Calais a demandé à Monsieur Régnier de cesser tout stockage de gravats et de procéder au nettoyage du terrain. Nous ne sommes pas en mesure de préciser si le lieu a effectivement été déclaré comme lieu d’activité de la société de Monsieur Régnier, notamment à l’administration fiscale pour le paiement des taxes correspondantes.

Après la publication d’une vidéo sur Internet en août dernier, vidéo dans laquelle Sarah Guerlach présentait la situation de sa mère Nadine Guerlach, en omettant de mentionner le caractère d’occupant précaire d’un bien de la Ville de Calais, la Municipalité avait choisi de ne pas réagir publiquement mais d’inviter Sarah Guerlach à une rencontre.

Pour rappel la vidéo :

Madame Sarah Guerlach, accompagnée de Monsieur Régnier, ont ainsi été reçus le 15 septembre dernier à 11h par le Premier Adjoint, Monsieur Emmanuel Agius. La proposition d’achat de la maison a de nouveau été formulée. Monsieur Agius a renouvelé le refus de la Ville. Quelques minutes après avoir énoncé le fait de vouloir acheter la maison, Madame Sarah Guerlach énonçait que sa mère, Madame Nadine Guerlach, y vivait dans des conditions effroyables que la Ville ne pouvait accepter. N’étant pas en charge de l’ordre public et de la sécurité, compétences d’État, Monsieur Agius a indiqué que la Ville de Calais ferait des propositions de relogement à Madame Nadine Guerlach. Madame Sarah Guerlach a alors déclaré que sa mère ne quitterait le logement sous aucun prétexte.

Par conséquent, aucune solution ne s’offrait à la Ville de Calais :
– En maintenant Madame Nadine Guerlach dans les lieux, la Ville de Calais la soumettait – à entendre sa fille – à des conditions indignes.
– Toujours d’après la fille de Madame Guerlach, la formulation de propositions de relogement aurait rendu la Ville de Calais responsable du tourment de sa mère.
– Seule solution possible pour Madame Guerlach : la vente, à prix bien sûr extrêmement modeste. Une demande qui semble bien paradoxale après les violentes critiques formulées sur l’environnement.

Chacun devra reconnaître ici que la Ville de Calais a dû faire face à une situation particulièrement inextricable et dont certains ont manifestement pensé pouvoir tirer parti. En effet, il convient de porter à la connaissance de tous le fait que Monsieur Régnier et Madame Guerlach fille ont récemment procédé à des investissements sur les lieux pour leur société (qui n’est officiellement pas autorisée sur les lieux). Ils ont pu indiquer à Monsieur Agius qu’ils ne pouvaient pas quitter les lieux compte tenu de leurs investissements. Est-ce donc bien Madame Nadine Guerlach que l’on cherche à protéger ou ses investissements ?

Guidée par le seul objectif de protection de Madame Nadine Guerlach, Madame le Maire de Calais lui a indiqué par courrier le souhait de la Ville de voir le logement se libérer sous 6 mois, conformément à la convention mais en portant le délai à 6 mois au lieu d’un seul. De même, le courrier mentionne expressément le fait que la Ville de Calais proposera un relogement à Madame Nadine Guerlach.

Les commentateurs et les agitateurs des réseaux sociaux, qui ont omis de mentionner cette proposition de relogement, se rendent clairement coupables de manipulation. La connaissance complète de l’historique de cette situation complexe donne à voir une réalité bien différente.

Qui protège Madame Nadine Guerlach ? Madame le Maire de Calais, qui souhaite la reloger dans de meilleures conditions, ou bien ceux qui utilisent cette dame âgée pour leurs affaires ou à des fins politiques ?

Aujourd’hui, Marine Le Pen a mentionné ce dossier, sans le connaître, lors de l’enregistrement du débat des têtes de listes régionales pour France 3. Natacha Bouchart dénonce fermement l’utilisation que la candidate du Front National cherche à faire de la situation dramatique de Mme Nadine Guerlach.

A quelques jours du scrutin, s’il en fallait un, voici l’exemple même de ce qui distingue Natacha Bouchart et Marine Le Pen : quand Madame le Maire de Calais assume ses responsabilités et protège ses habitants, y compris contre leur entourage et en restant discrète pour préserver la vie privée des personnes, la Présidente du Front National, quant à elle, cherche à faire sa com’ à tout prix sur le dos d’une situation humaine difficile. Les électeurs doivent le savoir.

La Maire de Calais remet les choses en place sur Nadine Guerlach et notamment ce qu'en a dit Marine Le Pen.

Posté par Pacifique FM – Officiel sur vendredi 4 décembre 2015

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