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Le mystère des pierres de Baalbek , 800 tonnes !

Les ruines des temples de Baalbek figurent parmi les merveilles que le monde antique nous a transmis.
Situés au croisement d’anciennes routes reliant la méditerranée à la Syrie et le nord de la Syrie à la Palestine, les temples dominent la plaine de la Beqaa de leurs proportions gigantesques.

baalbek

Ceux qui ont entendu parler ou vu des photos de Baalbek, connaissent son histoire sous l’ère romaine. Pourtant il existe une toute autre histoire qui rend le site bien plus attrayant encore !

Pour bien comprendre :

le tell : Un tel ou tell1 est un terme archéologique qui désigne un site en forme de monticule qui résulte de l’accumulation de matières et de leur érosion sur une longue période, sur un lieu anciennement occupé par les hommes. Il s’agit d’une colline artificielle formée par les différentes couches d’habitations humaines. Les premiers tells apparaissent au début de la Néolithisation au Proche-Orient et en Turquie et, pour certains, sont encore occupés aujourd’hui.

Le mystère :

L’origine des temples, antérieure au IIIème millénaire, reste méconnue et peu étudiée. De cette époque, on sait seulement que les Phéniciens y célébraient le culte de Baal Haddad, leur équivalent de Jupiter (Baalbek signifie d’ailleurs « le temple de Baal »). Bien qu’attribué aux Phéniciens, l’impressionnant tell sur lequel est bâti le site romain reste une énigme, due à la taille des pierres disposées.

La plupart des pierres du tell pèsent plusieurs centaines de tonnes. 3 d’entre-elles, le Trilithon, atteignent même le poids vertigineux de 800 tonnes !! Imaginez des blocs de 19m de long sur 4m de côté (2 bus mis bout à bout) ! – Rappelons que l’obélisque de la Concorde, rapporté à Paris par Napoléon, bien que mesurant 23m de haut, est beaucoup plus fin et ne pèse « que » 230 tonnes.-
L’accumulation de pierres aux dimensions si démesurées est unique au monde.

Quand ces blocs ont-ils été taillés et par qui ? :

La datation au carbone 14 étant inefficace sur la pierre taillée (la taille ne correspond à aucune transformation fixant les atomes de carbone), et ces blocs ne comportant aucune inscription, il nous est impossible de savoir à quelle époque ils remontent.
Une chose est sure, ils étaient déjà présent lorsque les romains entreprirent la construction du temple, et très certainement lorsque les phéniciens célébraient Baal.

De nombreuses études archéologiques et historiques soutiennent une thèse très controversée concernant l’existence d’une ou plusieurs civilisations avancées aujourd’hui disparues. Cette vision va à l’encontre de ce qui est généralement tenu pour acquis (ce qu’on enseigne à l’école).
Ces études suggèrent, par exemple, qu’une civilisation autant ou plus avancée que la notre ait pu exister à une époque où l’homme était censé tailler des silex (et pas des blocs de 800 tonnes).

Pourquoi tailler des blocs de cette taille ?

Pourquoi avoir décidé de réaliser de tels monolithes, pour ne servir que de fondations ? Il aurait été plus facile de tailler des blocs plus petits et plus facilement transportables…
Cela étaye la thèse d’une origine antérieure au reste du temple.

Vue la démesure du projet, cela ne peut signifier que 2 choses :
Soit le culte qui s’y déroulait était d’une telle importance que le temps, les efforts et l’argent n’importaient pas (thèse généralement admise).
Soit cette civilisation souhaitait laisser son empreinte pour qu’elle traverse les siècles et parvienne jusqu’à nous – seule la pierre et des construction aussi importantes sont pérennes à travers les millénaires.
Cela soulève une autre question : pourquoi se donner cette peine?

Comment une telle prouesse fut-elle possible ? :

De tels colosses posent forcément la question de savoir comment ils ont pu être transportés il y a plus de 5.000 ans, alors que nous peinerions aujourd’hui à en faire de même. On pourrait presque dire que ça nous est tout simplement impossible d’y arriver avec les techniques actuelles. Généralement, on se contente de dire « pour l’instant, nous ne savons pas comment ce fut possible ».

Ce qui est sûr, c’est qu’un projet de cette envergure suppose une planification précise et une coordination de l’ensemble des participants. Les ingénieurs et architectes devaient produire des calculs, schémas et dessins techniques parfaits, sans quoi le projet eut été voué à l’échec. De même, la logistique devait prendre en compte l’importance des besoins (ouvriers, outils, matériaux…).
Ces techniques complexes suggèrent une connaissance et une technologie aboutie, égalant, voire dépassant la notre, puisqu’il nous serait difficile de reproduire ce type de monument.

Pourquoi aucunes étude (si réalisée) n’a été rendue publique :

Baalbek, comme près de 1.000 sites répartis sur l’ensemble du globe, ne cadre tout simplement pas avec ce que nous tenons pour acquis. Ces « anomalies » sont peu étudiées, et les résultats des recherches sont rarement publiés.
En effet, pour un scientifique, avancer une théorie allant à l’encontre de toute l’histoire généralement admise signifie ruiner sa carrière en devenant la risée de ses pairs. Soit vous reconnaissez l’ensemble de ce qui est tenu pour être l’histoire, soit vous en réfutez une partie. Le problème, c’est que si vous remettez en question les fondations de notre savoir, tout le reste s’effondre.

Alors que les scientifiques devraient être les premiers à douter et remettre en cause, ils tiennent pour certitude ce qui a été établi par leur communauté. Ceux qui avancent des théories susceptibles de perturber le fragile équilibre sur lequel est construit notre connaissance du passé sont considérés -par la communauté scientifique- comme des hérétiques. Jusqu’au XVIème siècle, plus d’un scientifique se fit couper la tête pour avoir osé imaginer que la terre put être ronde !

La théorie d’une civilisation disparue aux connaissances avancées :

Les hypothèses que les archéologues établissent se basent sur le nombre  d’indices trouvés. Cela dépend ensuite de comment ils les interprètent…

Rappelons que notre connaissance du passé est basée sur très peu de choses :
Par exemple la théorie de l’évolution de l’homme est fondée sur à peine 200 corps qui permettent d’extrapoler 3 millions d’années d’évolution. Le manque de connaissance permet tout au plus d’émettre une hypothèse, mais pas de tirer des conclusions avec certitude.

Il se peut très bien qu’une civilisation ait disparu et que les seules traces que nous ayons soient celles qui aient été laissées dans la pierre, le seul support capable de traverser le temps. Il est injuste de dire que les hommes de l’époque n’étaient pas évolués, uniquement en se basant sur les rares restes que nous ayons trouvé (silex, structures rocheuses). Tout ce qu’ils auraient pu construire d’autre que dans la roche n’aurait pas traversé le temps.
Ainsi, si notre civilisation moderne devait disparaître demain, les seules traces qu’il resterait de nous d’ici quelques centaines d’années seraient les pyramides d’Egypte et des monuments comme l’Obélisque de la Concorde (qui donnerait de bien mauvaises théories s’il devait être découvert par des archéologues du futur). La Tour Eiffel, à quelques pas de là, elle, aurait disparue rongée par la rouille en 200 à 300 ans…

Une théorie simple permet de juxtaposer à la fois l’existence et la disparition d’une société avancée (comme je le prétend dans cet article) et celle de peuples primitifs (ce qu’on nous apprend à l’école).
Il est tout simplement probable que plusieurs cultures et sociétés ayant des niveaux techniques différents aient pu coexister…

Les hypothèses :

Farfelues :
Certains se sont lancés dans d’improbables explications. Il faut dire que le gigantisme du site a de quoi susciter l’imagination. Comme il est difficile d’admettre que les blocs aient été mis en place par l’homme, certains avancent qu’une race de géants disparue aurait bâti l’ancien site, des ufologues parlent de l’œuvre d’extra-terrestres, pour d’autres, il s’agirait de la demeure d’un démon. Enfin, quelques-uns annoncent que le site serait l’emplacement du mythique palais de la reine de Saba ou de la tour de Babel.

Question logistique, différentes hypothèses extravagantes sont proposées, comme des procédés de lévitation, ou des techniques alchimistes de dématérialisation de la matière (en quelques sorte transformer la pierre en ciment pour la déplacer et lui refaire prendre forme).

Crédibles :
D’autres, plus rationnels, cherchent des hypothèses plausibles.
Afin d’être extraits des carrières, les blocs auraient été taillé sur trois cotés, laissant la base solidaire de la roche. Celle-ci aurait ensuite été progressivement dégagée, en remplaçant la roche par des rondins de bois. Le bloc ainsi soutenu le temps qu’il soit entièrement dégagé, il aurait ensuite pu être tracté jusqu’au site par ce système de roulement, sur une chaussée plane spécialement aménagée. Des câbles et des poulies, actionnés par des ouvriers auraient permis de manœuvrer le bloc. Des dispositifs permettaient de saisir et lever les blocs de pierre.

Des essais concluants ont été reproduits, mais ils étaient loin de déplacer la même masse. En effet se posent différents problèmes : l’efficacité des roulements (rondins de bois) sous une telle charge ; la solidité des câbles pour tirer la masse ; enfin, la cohésion d’une foule aussi nombreuse que celle nécessaire à cet effort.

Ces hypothèses se basent sur les nombreuses traces de traction et de levage qui sont encore visibles sur certains blocs des temples romains, mais pas sur les énormes blocs antérieure à cette époque…
Une chose est sure, si les blocs du trilithon ont pu être déplacés, ce n’est pas en les soulevant, ils se seraient effondrés sous leur poids propre…

La « Pierre de la Femme Enceinte » :

Tous les blocs n’ont d’ailleurs pas pu être transportés. La « Pierre de la femme enceinte », la plus grande pierre taillée au monde, mesure 21,50m x 4,20m x 4,80m, son poids est estimé à 1.100 tonnes. Elle n’a jamais pu être déplacée et est encore visible dans la carrière au sud du site.

L’histoire phénicienne et romaine :

La version officielle et étudiée est beaucoup plus tardive. Comme elle se trouve facilement sur internet, nous ne vous donnons que les grandes lignes.
Dans Héliopolis (le nom de l’époque), la ville du soleil, les temples devaient représenter la volonté, la richesse et la puissance romaine. La triade Jupiter, Vénus et Bacchus qui y était adorée, remplaça une ancienne triade, formée de Baal, le grand dieu de l’orage, d’Atargis, la grande déesse mère syrienne, et d’un jeune dieu de la végétation et des troupeaux.
Ces temples ne furent jamais fini car au cours de leur construction, l’empereur romain Constantin se convertit au christianisme. Ils devinrent alors des symboles païens et furent abandonnés.

Au cours des siècles, les temples subirent les ravages des tremblements de terre, mais aussi des destructions et des construction médiévales (les ottomans fortifièrent le temple et y bâtirent une mosquée). Les temples de Baalbek, transformés en forteresse, gisaient sous des mètres de remblais. Pourtant, bien qu’en ruine, le site n’a jamais cessé d’attirer les visiteurs et de susciter l’admiration.

Grâce aux travaux entrepris au cours des cent dernières années par des archéologues et architectes allemands, français et libanais, le site donne aujourd’hui une idée de sa splendeur passée. Lorsque les travaux de prospection et de restauration commencèrent, une plaque aux signatures de Guillaume II et des Ottomans fut fixée au niveau du sol du temple de Bacchus. Après déblaiement, elle se trouve désormais à près de 10m de hauteur !

 

Source :paristoparis.net

Le mystère des pierres énormes de Baalbek , comment avoir fait avec des blocs de 800 tonnes ?

Posted by Pacifique FM – Officiel on jeudi 27 août 2015

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