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Evo Morales : Combattre le capitalisme pour lutter contre le réchauffement climatique

Au premier jour de la COP 21, Evo Morales a dénoncé dans son discours le capitalisme, principal responsable du réchauffement climatique. En pointant du doigt les puissances capitalistes, le président bolivien s’inscrit dans la lignée de plusieurs dirigeants latino-américains.

Evo Morales : Combattre le capitalisme pour lutter contre le réchauffement climatique

Comme à chacune de ses représentations internationales, Evo Morales s’est présenté à la tribune dans un costume brodé de motifs incas, présentant fièrement les racines culturelles de la Bolivie. Une position tenue dans son allocution publique, où il a mêlé culture régionale et enjeu global en se référant à plusieurs reprises à la Pachamama, Terre Mère nourricière et plus importante divinité des peuples andins.

Il faut « sauver la terre mère pour sauver la vie », a annoncé le président bolivien, au pouvoir depuis 2006. « Je lance un appel urgent et nécessaire à tous les gouvernements et en particulier aux puissances capitalistes, pour que cesse la destruction irréversible de notre planète », a-t-il poursuivi.

L’essence mortifère du capitalisme

Dans son discours de six minutes, le premier président indigène de la Bolivie a émis une virulente critique à l’encontre du système capitaliste, principal responsable du réchauffement climatique, dont l’essence « est de produire à l’échelle infinie des biens de consommations jetables qui détruisent la nature, conduisant à des guerres de conquête et détruisant la vie en communauté ».

Rappelant la mort de millions de personnes du fait du réchauffement climatique,  Evo Morales a fustigé « l’individualisme, l’égoïsme et le consumérisme [qui] détruisent la vie ». « Le capitalisme a créé au cours des deux derniers siècles la forme la plus sauvage et destructrice de notre espèce, pour le bénéfice de quelques uns », a-t-il poursuivi.

La Bolivie, dont l’exploitation du lithium pourrait placer le pays au cœur d’un nouveau système énergétique mondial, entend replacer la question environnementale dans la sphère politique, dont elle est trop souvent dissociée.

Une voix latino-américaine

L’allocution d’Evo Morales a trouvé un écho dans le discours de son homologue équatorien Rafael Correa, qui a lui dénoncé « la logique perverse de privatiser les bénéfices et de mettre en commun les pertes » liées à l’exploitation des ressources naturelles. Le président de l’Equateur a notamment proposé la création d’une Cour International de Justice Environnementale, afin de « sanctionner les atteintes contre les droits de la nature ».

Dans la droite ligne des discours anti-capitalistes prononcés par les dirigeants latino-américains ces dernières années, ces allocutions ne sont pas sans rappeler celle d’Hugo Chavez, président défunt du Venezuela, lors de la COP 15 qui s’était tenue à Copenhague. Le leader bolivarien évoquait déjà « un modèle de destruction massif en train d’en finir avec la vie, [qui] menace d’en finir définitivement avec l’espèce humaine ».

« Si nous continuons dans la voie du capitalisme, nous sommes condamnés à disparaître », a conclu Evo Morales.

Article rédigé par Alexandros Kottis (@alexandros_kts)

source:itele.fr

Réchauffement climatique ? combattez le capitalisme !

Posté par Pacifique FM – Officiel sur jeudi 3 décembre 2015

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