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Comment un faucon belge anti-grec a caché son intérêt financier dans les privatisations de l’énergie en Grèce

verhoverstad

Ce billet d’humeur ou brulot témoigne d’une investigation sur l’Europe continentale vue de Bruxelles écrite par un Britannique proche de la France.
On parle souvent mais sans le déconstruire du lobbying facile dans le méta-État apolitique qu’est l’Union Européenne ; elle n’a pas été conçue comme une démocratie qui aurait redoublé les démocraties souveraines et multiples des États membres fondateurs, mais comme une administration oligarchique supra-nationale à Bruxelles, qui n’a pas mis au premier plan une vigilance par rapport à ses représentants sur ce point, mais au contraire paraît leur ouvrir les portes. A partir du moment où les États membres perdent ou rendent leur souveraineté cela pose donc un problème critique du statut politique des peuples, sauf les Allemands dont le pays est le moins affecté par le droit européen au plus proche du sien, la valeur de base de la monnaie sur laquelle a été fixée celle de l’euro inclus.

Source  larevuedesressources.org : par John Ward aka The Slog, Louise Desrenards (traduction)
Au fond, le lobbying a pris sa place naturellement dans le vide politique de la démocratie européenne, et pour autant son développement sans éthique reste plutôt informé en l’état de rumeurs, tant les ramifications sembleraient complexes et les remonter serait décourageant — à moins qu’elles ne soient tellement simples qu’inavouables.
Ici commence le règne intéressé des apprentis sorciers du rendement de l’argent dominant les entités ordolibérales, fussent-elles l’administration concentrée d’un conglomérat d’États membres ancestraux que l’exécutif communautaire, non directement élu par les peuples, libère des éthiques nationales.
Pour avoir une idée, il suffit de découvrir le statut externe de certains représentants ou élus européens qui désigne des conflits d’intérêt.
John Ward, l’auteur informé du blog The Slog [1], saisi par la violence de l’intervention contre Tspiras par Guy Verhofstadt, (ancien Premier Ministre des Belges de 1999 à 2008 et parlementaire européen représentant la Belgique depuis 2009, où depuis cette date il est également le Président du groupe parlementaire des libéraux démocrates ADLE [2]), au Parlement européen le 8 juillet 2015, a cherché quelle personnalité sociale et publique était derrière ce tir verbal haineux, nourri de ressentiment, pour cibler le Premier Ministre grec, alors que celui-ci ne gouvernait que depuis six mois un pays plus particulièrement plongé dans le désastre par d’autres depuis 2000, parmi lesquels des membres politiquement affiliés au mouvement de monsieur Verhofstadt.
Ce n’est qu’un exemple. Les conséquences des dessous guerriers de l’UE sont immensurables. #NotMyEurope. (L. D.)

« La grandiloquence belge se lèche les babines à la pensée de contracter l’énergie grecque… mais ces lèvres restent scellées quant il s’agit d’évoquer leurs intérêts personnels dans l’action de se débarrasser de Syriza. » J. W. le 17 juillet 2015 [3].

Les liens de la famille Boël montrent comment le lobbying énergétique de Verhofstadt a déclenché le changement de régime en Ukraine.

Guy Verhofstadt, l’eurodéputé senior qui a fustigé Alexis Tsipras à Bruxelles la semaine dernière, est au tableau des membres de deux sociétés à l’ouvrage d’emporter la privatisation de l’énergie en Grèce… et il est payé 190.000 € par an par le milliardaire Nicolas Boël pour faire pression à cette fin. Il a également été un des va-t-en-guerre anti-Poutine sur la question de l’Ukraine, où la dynastie Boël a joué sur le changement de régime comme moyen de gagner de précieux contrats de fracking.

Beaucoup d’entre vous ont sans doute vu ce Youtube au vitriol par l’eurodéputé belge Guy Verhofstadt visant Tsipras :

C’est un type assez désagréable et sarcastiquement vindicatif qui veut plus que tout autre le changement de régime en Grèce. Mais le mélange d’acrimonie et d’incitation fielleuses de Verhofstadt tient à l’écart un élément plutôt important : une déclaration de sa grandiloquence corrompue qu’il ait un intérêt financier personnel à chasser Syriza de sa mission publique.

Vous voyez, le sieur Veryhighstink [4] est membre du conseil d’une compagnie d’énergie appelée Sofina. Sofina est cotée en bourse à Bruxelles — ainsi très pratique pour Guy — et oui, en effet, il est listé par Bloomberg ici :

Si le programme de privatisation grec exigé par Verhofshit [5] et consorts avance, quand le ciel des parts monte en flèche avec la hausse des bénéfices par action, alors les actionnaires de Sofina s’apprêtent à faire beaucoup d’argent. Le 24 février dernier, le battant Guy s’est disputé fortement pour que la priorité soit donnée à la privatisation de l’énergie grecque. Tsipras et Varoufakis ont spécifiquement bloqué un tel mouvement. Maintenant cependant, GDF Suez, le partenaire ès crimes de Sofina, est grand favori pour gagner ce contrat de privatisation.

Savoir que le sieur Veryfat soit très proche du milliardaire patriarche Nicolas Boël, qui détient 53,8% de Sofina, est une chose amusante.

Ne tournons pas autour du pot ici, Guy Verhofstadt est payé 130.000 € par an pour faire pression en faveur de Nicolas Boël.

Il y a pire, je le crains. Verhypocradt [6] est aussi à bord de la compagnie maritime belge Exmar, qui se spécialise dans l’exploitation et le transport du gaz ; cela aussi prend position pour faire fortune de la vente à prix sacrifiés des découvertes de gaz au fond des mers de la Grèce.

Et dégonflez-moi comme une baudruche belge si je mens, Guy Verhofstadt est payé 60.000 € par an pour faire pression pour Exmar.

Je pense que nous devrions demander à la présidence du Parlement européen, et au collègue à la grande gueule anti-Tsipras Martin Schulz, pourquoi avant la prise de position contre Alexis Tsipras — Premier Ministre indéniable d’un État souverain de l’UE, — il n’a pas déclaré ces conflits d’intérêt évidents de son copain Verhofstadt. Et aussi que fera-t-il de ces révélations ?

Et tandis que Martin Shutzstaffel [7] réfléchit à la meilleure façon de tortiller sa stratégie sur cette question, il pourrait aussi prendre soin de se pencher sur certains autres dadas en matière de chocolat belge… et sur la confluence remarquable qu’ils ont ensemble dans des intérêts commerciaux.

Par exemple, le sieur Verhofstadt est l’avocat passionné d’accélérer l’intégration de l’Ukraine dans l’UE. C’est parce que la famille Boël est déterminée à saisir une tranche du grand potentiel de la fracturation du schiste argileux de l’Ukraine : et là encore, ils le payent pour leur rendre les choses plus faciles. L’UE a été heureuse de traiter avec des politiciens corrompus et des truands en Ukraine à cette fin, parce que Verhofstadt a soutenu que les besoins justifiaient les moyens.

À ces fins, Verhofstadt a voyagé jusqu’à la place Maïdan à Kiev et s’est adressé aux protestataires antigouvernementaux ci en février 2014, faisant une série des déclarations incendiaires qui ont valu des réprimandes de leaders de l’UKIP [8]. Des tireurs isolés de la police ukrainienne ont tiré sur des protestataires avant que le Président d’alors, Viktor Yanukovich, soutenu par la Russie, ne s’enfuie de Kiev plus tard dans le même mois.

Comme la crise en Ukraine s’intensifiait, la Russie annexa la Crimée. Étonnamment, Verhofstadt finit par être un catalyseur dans la création de la pire impasse de la superpuissance depuis la Guerre froide.

Ses maîtres avaient besoin d’un changement de régime, aussi le toujours diligent Guy les a-t-il aidés à l’obtenir. Après la création d’une guerre civile où auparavant il y avait une crise, en mai 2014, M. Verhofstadt a écrit dans une colonne du Guardian ce qui suit :

« Tout d’abord, la communauté internationale ne peut pas permettre qu’une incursion militaire du genre de celle entreprise par la Russie dans un État souverain soit récompensée. Tout résultat doit impliquer que les forces russes au niveau du pré-conflit se retirent (…) le régime du Kremlin peut se montrer moins enclin à considérer les points de vue des électeurs que les démocraties occidentales, mais il n’est pas sourd à la pression économique, en particulier compte tenu du glissement dans l’échange des taux du rouble face au dollar et la perte potentielle de l’investissement direct à l’étranger, que les investisseurs réclament pour protéger ou vendre la base de leurs actifs russes (…). La Russie va céder à la pression économique ».

Il avait tort sur tous les points, mais ici l’essentiel à noter est que cela ait correspondu à ce que ses payeurs réclamaient : rien de moins ni de plus que condenser leurs espoirs d’obtenir les contrats du gaz de schiste.

Tel est l’hypocrite qui au Parlement européen a eu l’audace d’accuser Alexis Tsipras de ne pas être un démocrate.

Tel est le lobbyiste sournois maintenant révélé comme une créature poussant les besoins corpo-cratiques des fascistes néolibéraux… au détriment de la paix en Ukraine et de la reprise en Grèce.

Ainsi va la gargouille auto-promotionnelle du Président du Parlement européen auquel on devrait maintenant demander — s’il ne peut pas s’expliquer de manière satisfaisante — de démissionner.

Notes

[1] Un autre article du Slog a été traduit dans La RdR, à propos de la réception en résidence d’une semaine du « prince du capitalisme casino » (selon The independent) Lloyd Blankfein, alors directeur de Morgan Stanley puis président de Goldman & Sachs, par le Président Sarkozy à l’Elysée, en novembre 2011, pendant la campagne électorale des Présidentielles — en fait s’agissant de rétablir l’autorisation des OAT sur les intérêts de la dette publique française et de la dette allemande — dont le prix exigé par la chancelière Merkel fut l’austérité. Cette spéculation toxique productrice d’une rente financière à haute rentabilité sur le moyen et le long terme menace la propriété publique des États et leur autonomie politique, les plaçant sous une domination financière, alors qu’elle s’annonce comme une garantie des créanciers dans les cas de surendettement ; en fait par un jeu sur les intérêts elle accroît exponentiellement l’endettement et par là diffère sans fin la possibilité du remboursement des capitaux empruntés transformés en investissement durable pur et simple ; en partie à l’origine de la situation grecque actuelle, ces produits financiers avaient été interdits en France (et respectivement dans d’autres pays européens) en 2009, suite aux conséquences de la crise des supbrimes en 2008.

[2] Parti de l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe.

[3] Commentaire du Slog sur un portrait photographique de Guy Verhofstadt se léchant les lèvres lors d’une assemblée en 2011, mais que nous n’avons pas partagé ici, faute de pouvoir en informer les droits sources. C’est pourquoi nous avons supprimé le nom dans la traduction de la formule, qui sans l’image aurait perdu son aspect caricatural pour centrer une dénonciation.

[4] Altération de Verhofstadt en littéralement, « TrèsHautePuanteur ». Tout au long du pamphlet on trouvera ainsi d’autres altérations critiques de ce nom.

[5] « Verhomerde ». Ibid.

[6] Ibid.

[7] Déformation du nom original alors connoté phonétiquement par rapport à Schutzstaffel (SS).

[8] Parti indépendant du Royaume Uni (corpo-libéral de droite à extrême droite — dans une proposition politique monoculturelle — membre du rassemblement de l’ADLE présidé par Verhofstadt au Parlement européen).

[9]  Slogger littéralement signifie « bourreau de travail », répété dans le texte en français. De the slog : « le gros boulot » ou « le labeur ». Néanmoins John Ward nous éclaire dans le sens d’une expression argotique désignant une « encyclopédie des ’conneries’ ». Pour le citer : « Le mot ’Slog’ est un abbréviation de l’argot anglais « bollocks », ça, c’est presque un traduction exacte de « conneries ». Alors, Le Slog est un ’bollockslog’… c’est a dire, une encyclopédie — un log — de bollocks… des conneries que nos gouvernements nous donnent au lieu de la vérité. ».

Guy verhofstadt a des intérêts financiers avec Boël sur la Grèce.

Posted by Pacifique FM – Officiel on mardi 28 juillet 2015

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